VIDÉO – JO 2024 : Hidalgo, Estanguet, Macron… ils ont fait le succès de la candidature parisienne

MOBILISATION – La ville de Paris est en passe de remporter l’organisation des Jeux olympiques 2024, ce mercredi. Des heures, des mois, des années de travail auront été nécessaires pour convaincre le Comité international olympique (CIO). Un résultat qui n’aurait pas été possible sans l’appui d’un collectif uni.

Élus, sportifs, chefs d’État… ils (et elles) n’ont pas eu peur de mouiller le maillot. C’est sans doute la rançon de la gloire. Paris s’apprête, ce mercredi, à être officiellement nommée ville hôte des Jeux olympiques 2024. Après avoir échoué en 2008 puis 2012, la capitale française a su trouver la tactique gagnante pour décrocher le Graal au terme de quatre années de travail. Derrière ce succès, des hommes et des femmes qui ont su faire la différence... 

Hidalgo, la (réticente) meneuse

Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est d’abord montrée réticente. Pendant sa campagne pour les municipale (mars 2014), le sujet n’avait pas été porté. En cause : les contraintes budgétaires. Ce n’est finalement que le rapport de candidature en mains que l’élue s’est décidée, en posant toutefois ses conditions : minimiser les coûts budgétaires (6,6 milliards d’euros, contre 12 milliards pour les Jeux de Rio) et obtenir de l’État un engagement financier. 


Depuis, l’obtention de la flamme olympique est devenue sa priorité. En l’espace de deux ans, la maire a parcouru plus d’une dizaine de pays sur l’ensemble du globe avec pour objectif de convaincre que la capitale est faite pour accueillir ces jeux. Demain, Anne Hidalgo se "rêverait" bien maire en 2024 pour accueillir l’événement "avec un immense bonheur (…) Mais c’est une autre histoire, un autre calendrier, donc on y reviendra", a-t-elle déclaré en conférence de presse à Lima. 

Lapasset, la force tranquille

Contrairement à 2012, où le projet était porté par des politiques, plusieurs sportifs et ex-sportifs ont été mis en responsabilité et ont su s’affirmer. À la tête du mouvement, un certain Bernard Lapasset. Avant de rejoindre la co-présidence du Comité de candidature Paris 2024, cet ancien rugbyman a co-dirigé le Comité national olympique et sportif français avant de prendre la direction de la Fédération internationale de rugby. Un CV bien fourni qui a permis d’apporter au dossier une crédibilité face aux autres villes rivales.


Avec l'officialisation attendue de la victoire parisienne, il se contentera de devenir président honoraire d’une commission. "J’aurai 77 ans en 2024, je me voyais mal à un tel poste, j’ai dit aux personnes du comité de la candidature qu’il fallait prendre une décision (…) j’avais envie de me libérer de ça, tout en montrant à la commission d’évaluation que la future gouvernance sera dans la continuité", a-t-il expliqué à nos confrères du Parisien.

Estanguet, la révélation

Et pour incarner cette continuité, c’est Tony Estaguet qui a été choisi. Le triple champion olympique de Canoë se retrouvera seul président du Comité d’organisation des Jeux. Une consécration qui lui revient tout naturellement, au vu des efforts fournis. Sollicité il y a deux ans par Bernard Lapasset, il a su répondre présent. Ce dernier n’avait d'ailleurs jamais caché son souhait d’amorcer une reconversion "dans le sport de haut niveau et l’olympisme". 


Sportif devenu plus politique, il s’est révélé dans les habits d’ambassadeur, enchaînant les grands discours, à la Philharmonie de Paris en février 2016, ou encore à Doha devant le Comité international olympique. "J'ai arrêté ma carrière d'athlète en 2012, je me suis tout de suite embarqué dans ce projet et j'ai l'impression d'avoir grandi tout au long de l'aventure (…) J’ai hâte d’être au 2 août 2024 pour la cérémonie d’ouverture", a-t-il récemment confié à l’AFP.

Hollande et Macron à la finition

Il est sans doute à l’origine du commencement. François Hollande avait été le premier à annoncer sa volonté de voir des JO être organisés à Paris. "Je suis favorable à ce que la ville de Paris, si elle en décide, présente sa candidate aux Jeux olympiques", déclarait-il sur TF1 lors d’une interview très attendue en novembre 2014. Deux ans plus tard, l’ex-chef de l’État a mis le pied à l’étrier en se rendant à Rio, dernier hôte des Jeux olympiques, afin d’y tenir une conférence de presse au côté de l’équipe Paris 2024. Quelques mois plus tard, il recevait à l’Élysée le président du CIO, Thomas Bach, toujours dans une opération de séduction. Décidant de ne pas se lancer dans la course à sa réélection, le chef de l'État a ensuite passé le relais à son successeur, Emmanuel Macron. 


À peine élu mais déjà sur le dossier. En juin dernier d’abord, le nouveau président n’a pas hésité à tomber la veste sur le Pont Alexandre III pour participer aux journées olympiques, en marge de la candidature. Un mois plus tard, c’est devant au siège de la  CIO, à Lausanne, que le chef de l’État a tenu un grand oral. Tout s'est ensuite enchaîné : du retrait de Los Angeles, préférant organiser les JO 2028, au vote du CIO à Lima devant officialiser la victoire de Paris.

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Les Jeux olympiques 2024 à Paris

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