VIDÉO - Coût, sites... les questions que vous vous posez (et les réponses) sur les JO 2024 à Paris

À LA LOUPE – Paris a décroché ce mercredi l'organisation des Jeux Olympiques 2024. Voici en détail ce que contient le projet de la capitale française pour cet événement.

Après des mois de campagne acharnée, Paris jubile. Ce mercredi, la capitale française a remporté l’organisation des Jeux olympiques 2024. Sur la ligne de départ, il y avait quatre adversaires : Budapest, Hambourg, Los Angeles et Rome. Mais la candidature française a su faire la différence… Voici tout ce qu'il faut savoir sur cet événement.

Combien ça va coûter ?

"Le projet Paris JO 2024 est extrêmement limité". Fraîchement élu, mais déjà impliqué, le président français Emmanuel Macron défendait en juillet dernier à Lausanne la candidature de Paris. 6,6 milliards d’euros, c’est le budget fixé par la ville pour l’organisation de l’événement. L’État contribuera à hauteur "d’environ un milliard d’euros". Le CIO devrait pour sa part verser une subvention de 1,3 milliard d'euros au Comité d'organisation des Jeux olympiques. Dans le détail, près de 3,6 milliards d'euros seront consacrés à l'organisation à proprement parler, et trois milliards pour la construction de nouvelles infrastructures, dont 50 % financées par des investissements privés. Un investissement plus que raisonnable si on le compare à ses prédécesseurs : 10 milliards d’euros pour Rio 2016 ou encore 37 milliards d’euros pour Sotchi 2014, faisant de ces Jeux les plus chers de l’histoire de l’olympisme.

Quelles retombées économiques ?

C’est un beau retour sur investissement en prévision. D’après le Centre de droit et d'économie du sport, l’accueil des Jeux olympiques devrait générer entre 5,3 et 10,7 milliards d’euros, le milieu de la fourchette étant établi à 8,1 milliards d'euros de retombées économiques. Autre secteur qui profiterait de l’occasion, l’emploi. Entre 119.000 et 247.000 postes pourraient être créés. Mais il s’agit pour la plupart d’emplois saisonniers, donc non pérennes. Cependant, un important nombre pourrait être voir le jour durablement dans le tourisme et la construction.

Quels équipements sportifs seront utilisés ?

Pour respecter au chiffre près le budget, le projet parisien entend s’appuyer sur un atout de taille : ses installations sportives. Le stade de France, le stade Jean-Bouin, Roland-Garros, le Grand Palais, Bercy, le Zénith de la Villette, l'Arena 92, le vélodrome de Saint-Quentin, Versailles... 70 % des infrastructures utilisées pour les Jeux olympiques existent déjà ou seront temporaires.  Parmi les chantiers qui doivent être lancés, il y a le village olympique, qui prendra forme à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une piscine et le village des médias. Des installations qui trouveront une seconde vie après la manifestation sportive. C’est aussi ça qui a su séduire les membres du comité.

2024, une candidature éco-responsable ?

À l’issue de la compétition, le futur village olympique deviendra un quartier écologique de nouvelle génération mettant à disposition 3.500 logements. "Le développement durable n’est pas un objectif, c’est l’ADN même de la candidature", déclarait il y a quelques mois le co-président de la candidature, Tony Estanguet. Nouvelle preuve en est, le comité de candidature a signé un partenariat avec l’ONG protectrice de l’environnement WWF France. Objectif : faire de ces jeux un laboratoire d’innovations dans le domaine. 

Quelles sont les autres villes associées au projet ?

Paris pourra s’appuyer de ses voisins pour accueillir des épreuves. Pour ce qui concerne la voile, 6 villes ont été retenues : Le Havre, Brest, le Morbihan, La Rochelle, Marseille et Hyères. Pour le surf, les athlètes se rendront sur la côte ouest : Biarritz, Hossegor, Lacanau ont été sélectionnées. La capitale pourra également compter sur des stades flambants neufs, rénovés pour l’Euro 2016, pour les épreuves de football : Bordeaux, Villeneuve d’Ascq (Lille), Lyon, Nantes, Nice, Saint-Etienne et Toulouse. 

De nouveaux sports, candidats pour cette édition ?

Le squash, le billard, la pétanque, le ski nautique postulent pour devenir des sports olympiques aux JO 2024. C’est ce qu’a indiqué le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Masseglia. "Nous aurons jusqu'en 2021 pour décider quels seront les sports additionnels". À titre d’exemple, pour les JO 2020 à Tokyo, en plus des sports olympiques traditionnels, le CIO a accepté l'entrée de cinq autres sports : le karaté, le surf, l'escalade, le skate-board et le baseball. 

Sur quelle chaîne regarder les Jeux olympiques ?

Aucun engagement n’a été fixé à ce jour. En Europe, c'est l’Américain Discovery qui possède les droits de diffusion pour les prochains Jeux olympiques. Il y a deux ans, le groupe a acheté les droits TV, internet et mobile des JO de 2018 à 2024, soit quatre éditions. Un achat facturé la modique somme de 1,3 milliard d'euros. L’accord conclu avec le comité prévoit que ces droits soient revendus à des chaînes en clair. France Télévisions, diffuseur historique ,s’est positionnée. Pour la première fois, la chaîne ne va pas négocier avec le CIO, mais directement avec Discovery. De quoi faire monter les enchères… 

Et les Jeux paralympiques ?

Ce sera la première fois que Paris organisera les Jeux paralympiques. L'événement n'existait pas lors de la dernière célébration des JO dans la capitale en 1924. L’édition se déroulera du 25 août au 18 septembre 2024, soit une semaine après le départ des athlètes olympiques. Succès inédit à Londres en 2012, l'engouement récent pour les paralympiques s'est confirmé 4 ans plus tard à Rio. Avec 9 médailles d’or, l’équipe de France a marqué de son empreinte les Jeux paralympiques 2016. Et avec 2,1 millions de billets vendus et plus de 200 records du monde battus pendant les 11 jours de compétition, l’événement a été un succès. Une réussite dont la France devra s’inspirer.

Quel dispositif face à la menace terroriste ?

"Nous pouvons assurer la sécurité des athlètes (…) Nous avons, à cause des événements, une forme de préparation qu'aucun pays ne peut avoir". Les mots de François Hollande face au patron du CIO, Thomas Bach, en octobre dernier, ont une résonnance particulière. Paris, cible d'attaques terroristes : la menace est présentée comme "élevée" par les instances olympiques. La sécurité devrait représenter pas moins de 30% du budget olympique. 


La France a prouvé à plusieurs reprises qu’elle pouvait organiser en toute sécurité des événements internationaux : la Coupe du Monde de Football de la FIFA 1998, la Coupe du Monde de Rugby IRB 2007. Plus récemment, les autorités ont assuré sans heurts les opérations de sécurité pour la COP 21 qui a rassemblé quelque 150 chefs d’État ou encore l'Euro 2016 de football. La capitale aura à cœur de prouver une nouvelle fois son exemplarité.

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Les Jeux olympiques 2024 à Paris

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