Mondiaux d'athlétisme : Usain Bolt était déjà blessé avant la dernière course de sa carrière

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EXPLICATION - Au lendemain de ces tristes images, où le monde entier a vu l'homme le plus rapide de l'histoire s'écrouler à cause d'un claquage en finale du 4x100 m samedi soir, L'Équipe nous apprend ce dimanche que le Jamaïcain a pris le départ de l'ultime course de sa carrière déjà blessé. Usain Bolt explique ainsi au quotidien qu'il s'était fait mal à la cuisse un peu plus tôt en série.

Cela explique pourquoi il a soudainement été foudroyé en pleine course. Jamais blessé pendant une compétition durant l'ensemble de son immense carrière, Usain Bolt a pourtant craqué - surtout sa cuisse gauche - en pleine finale du 4x100 m, qu'il voulait remporter avec le relais jamaïcain. Son rêve : finir sur une bonne note, après la perte de son titre mondial sur le 100 m une semaine plus tôt face à Justin Gatlin. 

Tout arrive pour une bonne raison, je ne peux rien y faireUsain Bolt

Des images qui ont évidemment marqué les fans de l'homme le plus rapide du monde et qui s'expliquent désormais par autre chose qu'une simple malchance. Car en se confiant à L'Équipe ce dimanche soir, Usain Bolt explique qu'il était blessé avant même de prendre le départ de cette finale. "Quand j'ai couru la série le matin (samedi), j'ai ressenti quelque chose dans ma cuisse, je pense que ça venait de mon dos, raconte-t-il au quotidien sportif. Je l'ai dit à mon équipe en retournant à la piste d'échauffement. Mon kiné Eddy m'a demandé : 'Es-tu sûr de vouloir courir ce soir ?' Je lui ai répondu que ce n'était pas une question de vouloir, mais de devoir."

Un sens du devoir qui lui a donc coûté cher, puisque sa sortie de l'athlétisme mondial est gâchée. De quoi, tout de même, émousser la légendaire bonne humeur du sprinter, qui confie encore à L'Équipe être "évidemment triste et pas satisfait". "Personne ne veut finir sa carrière sur une blessure", poursuit-il encore, avant que celui qui, malgré ses déconvenues londoniennes a de toute façon marquer à jamais l'histoire du sport, ne se montre plus philosophe : "Tout arrive pour une bonne raison, je ne peux rien y faire". Car sa légende était déjà écrite.

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