VIDÉO - JO : comment Anne Hidalgo est passée de "pas emballée" à VRP de Paris 2024

RÉCIT - Après les échecs de 1992, 2008 et 2012, Paris tient enfin ses Jeux olympiques, qui auront lieu en 2024. Si l'attribution de cet événement a été accueilli avec beaucoup d'émotion par la maire de la capitale Anne Hidalgo, cette dernière était à l'origine peu encline à s'engager dans ce projet. Avant de finalement changer d'avis. On vous explique pourquoi.

L’émotion d’Anne Hidalgo lors de l’attribution des jeux Olympiques de 2024 à la ville de Paris mercredi a été l’une des images marquantes de cette soirée du 13 septembre sans suspense, mais historique pour la France. Pourtant, le 6 novembre 2014, lorsque le président de la République François Hollande se dit "favorable" à une candidature tricolore aux JO sur TF1, la donne est sensiblement différente pour celle qui fut élue maire de la capitale quelques mois plus tôt.


Ainsi, le lendemain de la déclaration du chef de l’Etat, Hidalgo tient à mettre les choses au clair lors d’une conférence de presse. "Rien ni personne ne me fera changer de calendrier et de méthode […] Cette course au toujours plus a laissé des éléphants blancs dans certaines villes", déclare-t-elle alors,  laissant entendre qu’un tel projet pourrait s’avérer des plus coûteux. De plus, après les trois échecs de 1992, 2008 et 2012, Anne Hidalgo ne veut surtout pas d’une "candidature de témoignage", devant préparer en parallèle l’accueil de l’exposition universelle, prévue pour 2025... Bref, cette histoire était très mal embarquée.

Les attentats de Charlie Hebdo comme élément déclencheur ?

Finalement, au fil des mois, cette dernière accepte peu à peu l’idée d’une candidature. Le 11 janvier 2015, alors que la France fait front face au terrorisme en marchant dans la rue après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hypercacher, la maire de Paris prend conscience, selon un article paru dans RMC Sport au mois de mars 2015, du besoin de fédérer les Français autour d'un grand événement. Ainsi, après avoir reçu les conclusions rassurantes d'un point de vue financier de l’étude d’opportunité de Bernard Lapasset le 12 février 2015, Hidalgo constitue un comité de candidature en avril 2015 avec le triple champion olympique de canoë monoplace Tony Estanguet en chef de file et décide de s’engager pleinement dans cette candidature parisienne pour 2024.


Dans une interview accordée au journal Le Parisien en septembre 2016, elle confie d'ailleurs qu’il n’y a "pas de projet plus fédérateur et plus porteur que les Jeux olympiques" et explique au Monde qu’elle voit en celui-ci un élément "moteur et structurant pour la seconde partie du mandat", avec en ligne de mire une réélection en 2020. Elle a d’ailleurs, lors du voyage de la délégation française à Lima, au Pérou, pour l'annonce de l'attribution, réitéré son envie d’être "maire en 2024" pour allumer la flamme olympique.

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Un travail commun avec Emmanuel Macron

Malgré des relations quelque peu compliquées ces derniers mois, Anne Hidalgo et le président de la République Emmanuel Macron ont su faire front commun dans la bataille à l’obtention de ces JO. En mai dernier, la maire de Paris déclarait au sujet du chef de l’Etat fraîchement élu : "Emmanuel Macron est un atout pour notre candidature. Il est y favorable et l’a exprimé très clairement."


Accompagnés de nombreux sportifs ou anciens sportifs français tels que Teddy Riner, Sarah Ourahmoune, Marie-José Perec ou encore Guy Drut, Anne Hidalgo a finalement remporté un pari auquel elle ne croyait pas au départ, et fait donc mieux que ses prédécesseurs à la mairie de Paris, tels que Bertrand Delanoë, Jacques Chirac ou encore Jean Tibéri, tous maires de la capitale lors des attributions ratées pour les JO 1992, 2008 et 2012.

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Les Jeux olympiques 2024 à Paris

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