La crise qui secoue le Gabon

  • La réélection de Bongo validée - La commission électorale gabonaise a validé mercredi 31 août la réélection d'Ali Bongo pour un 2e septennat avec 49,80% des suffrages face à son rival Jean Ping, devancé seulement de 5.594 voix, lors du scrutin à un tour tenu samedi 27 août. Les résultats officiels provisoires, proclamés par le ministre de l'Intérieur, sont contestés par Jean Ping qui accuse le pouvoir de fraude.

  • Libreville sous tension - Après l'annonce des résultats, des émeutes ont notamment éclaté dans la capitale de Libreville entre forces de l'ordre et manifestants qui demandaient le départ l'Ali Bongo. Les forces de sécurité ont ensuite donné l'assaut contre le QG de l'opposant Jean Ping. Il viserait "des criminels" ayant incendié un peu plus tôt l'Assemblée nationale. Trois morts et plusieurs blessés sont à dénombrer.

  • Les réactions - Si l'opposition a demandé en vain un comptage des voix bureau de vote par bureau de vote, la France a, de son côté, exprimé septembre sa "vive préoccupation" face à la situation au Gabon et réclamé une procédure transparente pour lever les doutes sur le scrutin. De son côté, la chef de la diplomatie européenne a appelé les différentes parties "au calme".