L'affaire Théo

  • UNE INTERPELLATION VIOLENTE - Jeudi 2 février, quatre policiers sont filmés, procédant au contrôle d'identité du jeune Théo, 22 ans, habitant d'Aulnay-sous-Bois. Le jeune homme se retrouve en caleçon et un des quatre policiers lui enfonce sa matraque dans les fesses. Amené au commissariat où on constate des saignements, il est transporté à l'hôpital où on constate une déchirure anale sur 10 centimètres. 60 jours d'ITT lui sont prescrits.

  • AULNAY MOBILISÉE - L'abandon de la qualification de l'enquête pour viol au profit de "violences volontaires" sème la colère dans cette ville de Seine-Saint-Denis. Marches blanches et nuits d'échauffourées se succèdent. L'un des policiers est mis en examen pour "viol", ses trois collègues, pour "violences volontaires". Les jours suivants, on assiste, en marge des mobilisations, à des scènes de violences dans d'autres villes de banlieue, d'Argenteuil à Bobigny.

  • CONDAMNATION POLITIQUE (QUASI) UNANIME - Six mois après la mort d'Adama Traoré, le monde politique ne tergiverse pas pour condamner l'évidence. Du maire LR d'Aulnay Bruno Beschizza, ancien policier et grand défenseur de la corporation, au président Hollande qui s'est rendu au chevet du jeune homme, en passant par le ministre de l'Intérieur, chacun appelle, avec plus ou moins de réserve, à la plus grande fermeté.

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