3 bonnes raisons de regarder "Furyo", avec David Bowie, ce mercredi soir sur Arte

3 bonnes raisons de regarder "Furyo", avec David Bowie, ce mercredi soir sur Arte

PROGRAMME TV – Mercredi 13 janvier, Arte rediffuse "Furyo", en hommage à feu David Bowie. Ce film de Nagisa Oshima, sorti en 1983, sa place toujours en tête de la filmographie du musicien, face à un Ryuichi Sakamoto exceptionnel.

Parce que c'est le meilleur rôle de David Bowie
Lorsqu'il rejoint le tournage de Furyo en 1982, Bowie n'en est pas à son première expérience d'acteur. On a déjà pu le voir dans quelques films honorables, dont Les Prédateurs de Tony Scott, aux côtés de Catherine Deneuve et Susan Sarandon. Avec Nagisa Oshima, réalisateur japonais du sulfureux L'empire des sens, il bénéficie d'une excellente direction d'acteurs, d'un scénario intense et d'une atmosphère troublante qui lui vont à merveille. Sous son chapeau, Bowie est plus magnétique que jamais. Son œil bleu se fait enjôleur tandis que son œil brun intimide ses partenaires de jeu, Ryuichi Sakamoto et Takeshi Kitano.

Parce que même sans Bowie sur l'affiche, le film est grandiose
L'histoire se déroule dans un camp de prisonniers à Java, en 1942. Furyo, c'est le nom que les soldats japonais donnaient à leurs prisonniers de guerre. Le film met aux prises le capitaine Yonoi (Ryuichi Sakamoto), en perpétuel excès de zèle, avec le major Jack Celliers (Bowie), rebelle et tourmenté. La guerre psychologique qu'ils se mènent cache mal une certaine ambiguïté sexuelle qui a beaucoup contribué à la popularité du film, sélectionné en compétition officielle du Festival de Cannes en 1983.

Pour la musique de Ryuichi Sakamoto
Qui n'a jamais siffloté le thème principal du film, "Merry Christmas Mr Lawrence" ? Ou sa version chantée par David Sylvian, "Forbidden colors", qui a fait le tour du monde ? Dans Furyo, Ryuichi Sakamoto crève l'écran, mais il se consacrera ensuite à sa carrière de musicien, qui connaîtra son heure de gloire dans les années 80. C'est donc lui qui signe la bande originale du film, qu'on réécoute aujourd'hui comme celle du Grand bleu par Eric Serra ou certains Jean-Michel Jarre : elle porte la patte sonore des années 80, tout en gardant son pouvoir d'évocation. Sakamoto méritait largement un prix pour sa performance d'acteur, mais c'est finalement sa B.O. de Furyo qui remportera un BAFTA en 1983.

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