Attentats de Paris : M6 assume le reportage choc de "66 Minutes"

Attentats de Paris : M6 assume le reportage choc de "66 Minutes"

DEBAT – Le directeur des magazines de M6 est revenu sur la polémique suscitée par la diffusion d'un reportage sur les attentats diffusé dimanche soir dans "66 minutes". Il défend la démarche de la chaîne.

C'est un document glaçant. Dimanche en fin de journée, "66 minutes" proposait un reportage avec les pompiers de Paris, quelques minutes à peine après la fusillade dans le restaurant La Belle Equipe, rue de Charonne à Paris. Des images choquantes (on y voyait les corps sans vie des victimes, ainsi que des blessés à l'agonie) qui ont rapidement suscité la polémique et l'indignation de nombreux téléspectateurs.

Invité ce matin du "Grand direct des médias" de Jean-Marc Morandini sur Europe 1, Vincent Régnier, directeur des magazines de M6, a répondu aux accusations. "On s'est concerté avec les rédacteurs en chef. A évènement exceptionnel, traitement exceptionnel. Ce reportage est glaçant. En le voyant, on comprend pourquoi la France est en guerre, et ce que ça implique. On a balayé nos derniers doutes à partir du moment où l'on a respecté la dignité des gens, à partir du moment où l'on ne portait pas atteinte à la sécurité de l’État", a-t-il expliqué.

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Si le ministère de l’intérieur n'a pas caché sa colère après la diffusion de ces images diffusées quarante-huit heures à peine après les faits, pour Vincent Régnier "il était indispensable de diffuser ce reportage dimanche soir". "Xavier de Moulins annonce que les images sont terribles et on a mis une signalétique moins de 10 ans. Qui peut me dire quel est le délai de décence pour diffuser des images ? Les images ont été diffusées en toutes responsabilités", se défend-t-il.

"Cette séquence montre à la France la réalité de ce qu'il s'est passé"

"Les pompiers l'ont regardé et ont donné leur accord sous réserve de la Préfecture de police. C'est au niveau de la PP que ça a bloqué, qui a après alerté le ministère de l'Intérieur, a poursuivi Vincent Régnier. Les pompiers étaient prêts à nous donner toutes leurs images tournées durant la soirée. Après le refus de la préfecture de police, ils ne voulaient pas que l'on diffuse le reportage, tout ça parce que la convention était signée avec la société de production et W9, et non avec M6".

"Bien sûr que c'est dur, mais les situations que l'on vit aujourd'hui sont dures aussi. Je pense que cette séquence montre à la France la réalité de ce qu'il s'est passé. Le ministère de l'intérieur ne nous a pas alertés sur la dignité des personnes. Ces images appartiennent à la société de production et à M6", a-t-il conclu.

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