Jesse Hughes (Eagles of Death Metal), en larmes dans "Le Grand journal" : "Remonter sur scène était nécessaire"

Jesse Hughes (Eagles of Death Metal), en larmes dans "Le Grand journal" : "Remonter sur scène était nécessaire"

EMOTION - Maïtena Biraben a rencontré Jesse Hughes, le leader d'Eagles of Death Metal pour une interview quelques jours avant leur concert à l'Olympia. Le rockeur, en larmes, se livre sans masque et sans filtre.

Mardi 16 février, Jesse Hughes sera à l'Olympia. Le rockeur et ses compères d'Eagles of Death Metal seront en Paris pour terminer un tragique concert commencé au Bataclan, un certain 13 novembre 2015. Maïtena Biraben a rencontré le leader du groupe américain. L'interview, très émouvante, a été réalisée avant un concert en Suède et a été diffusée pendant "Le Grand Journal", ce lundi soir.

"Remonter sur scène était nécessaire", explique Jesse Hughes. Un concert de chauffe avant de revenir à Paris. "Paris, c'est plus qu'un simple show, je ne veux pas décevoir les gens". Le chanteur ne peut retenir son émotion. Des larmes, il laissera en échapper plusieurs tout au long de l'interview.

Bienveillante, Maïtena Biraben attrapera la main de l'Américain, comme pour lui donner de la force et du courage. La tristesse n'est pas feinte, ni surjouée. Même si le temps a passé depuis les attentats du 13 novembre, les plaies ne sont pas refermées. "J'ai vu des gens que je connaissais depuis des années se faire tirer dessus", confie-t-il, presque tremblant.

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EODM ne jouera pas "Kiss The Devil"

Le groupe a voulu rendre hommage aux victimes des attentats en renommant la tournée "Nos amis". En français, donc comme pour réaffirmer le lien fort qu'unit la France au EODM. "J'ai toujours eu un lien très fort avec les Français", assure Jesse Hughes. "Le concert avait si bien commencé, c'était un super concert, notre meilleur jusque-là". Il ajoute : "C'est important de savoir que ce n'était pas seulement des fans, des Parisiens, des Français, c'était des amis qui étaient là et les pires personnes qui puissent exister sur Terre ont profité de ça".

Quid de la set-list du concert ? Elle n'est pas arrêtée, mais il y a une chanson que le groupe ne jouera pas. "Peut-être plus tard, mais pour le moment, ce n'est pas d'actualité". Cette chanson c'est "Kiss The Devil", évidemment. Le moment où tout a basculé. Jesse Hughes assure qu'il aurait voulu la jouer en premier pour envoyer un gros doigt d'honneur aux terroristes, un message fort mais il sait que les fans ne sont pas encore prêts. Par respect, le groupe l'a bannie.

Maïtena Biraben en profite pour revenir sur la polémique Donald Trump. Il y a quelques jours, le candidat à l'investiture républicaine expliquait que s'il avait été au Bataclan, il aurait tiré. Réaction de Jesse Hughes : "Je ne suis pas un héros, mais j'aime mes amis, on m'a appris qu'il faut savoir donner sa vie pour ses amis, sinon cela ne sert à rien d'appartenir à une communauté... Si j'avais une arme, j'aurais peut-être tenté faire quelque chose. J'aurais préféré avoir le choix".

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Le JT du Grand Journal avec les Eagles of Death Metal - Le Grand Journal du 15/02

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