Krysten Ritter : "Dans "Jessica Jones", la psychologie est plus forte que l’action"

Krysten Ritter : "Dans "Jessica Jones", la psychologie est plus forte que l’action"

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INTERVIEW - Aperçue dans "Big eyes" de Tim Burton et dans la série "Breaking Bad", la comédienne américaine Krysten Ritter devient, à 33 ans, l’une des super héroïnes de l’écurie Marvel avec "Jessica Jones", série disponible sur Netflix à compter de ce vendredi 20 novembre. Son rôle ? Celui d’une wonder woman qui, après avoir été la marionnette d’un super méchant, a préféré larguer ses pouvoirs et ouvrir une agence de détective. Rencontre.

A quel point étiez-vous familière du Marvelverse avant la série ?
A dire vrai, je ne connaissais pas Alias, le comics qui met en scène Jessica Jones. Mais, quand j’ai eu le rôle, j’ai lu tout ce que je pouvais et j’ai réalisé à quel point cette histoire était différente des autres Marvel. La psychologie y est plus forte que l’action : Jessica Jones n’essaie pas de sauver le monde mais elle-même.

Vous n’auriez donc pas fait une série d’action ?
Je ne suis pas certaine. J’ai justement accepté la série parce qu’elle est centrée sur l’humain. Jessica Jones, c’est du pain béni pour une actrice. J’ai beaucoup réfléchi sur le passé du personnage avec mon coach : j’ai pris ce rôle très au sérieux.

Etait-ce cependant un rôle physiquement exigeant ?
Un peu parce qu’il y a quelques cascades : ça reste du Marvel. Mais c’est surtout un personnage très dense que je vais chercher au fond de moi.  Cela requiert une grande concentration.

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Vous avez appris beaucoup grâce à ce rôle ?
Plus que jamais. En tant qu’actrice mais pas seulement. J’adorerais réaliser un jour et, sur le plateau, je m’imprégnais, j’observais, j’apprenais. J’étais une vraie éponge. Tourner Jessica Jones, c’est faire un stage intensif d’art dramatique et de réalisation.

C’est de nouveau un rôle très noir après celui que vous jouiez dans Breaking bad ?
Ce n’est pas un choix conscient. J’ai eu la chance de jouer des personnages très variés, dans Big eyes, ou dans la comédie Don’t trust the B.... in apartment 23. J’aime simplement incarner des personnages dont je peux creuser l'histoire. Mais il est vrai que, sans Breaking bad, je n’aurais sans doute pas fait Jessica Jones.

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Avez-vous toujours voulu être actrice ?
J’ai grandi dans une ferme, dans une bourgade, et on ne m’encourageait pas vraiment à me lancer dans la comédie. J’en rêvais mais ça me semblait inatteignable. Et puis, à 15 ans, j’ai passé un casting pour une pub et j’ai attrapé le virus. J’ai alors travaillé très dur, sans jamais rien lâcher.

Vous aimeriez désormais jouer dans un film Marvel ?
C’est le cas mais c’est un film de 13 heures diffusé à raison d’épisodes d’une heure sur Netflix. Mais pourquoi pas sur grand écran un jour ? Après tout, je suis Jessica Jones maintenant !
 

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