On a vu "Mata Hari", la série russe avec Vahina Giocante et Christophe Lambert

On a vu "Mata Hari", la série russe avec Vahina Giocante et Christophe Lambert

AVANT-PREMIERE - LCI se trouve actuellement à Cannes, à l’occasion du MIPCOM, ce marché international des contenus audiovisuels, qui permet aux chaînes du monde entier d’acheter des séries de tous horizons. La série historique "Mata Hari" était présentée en avant-première mondiale ce dimanche 16 octobre, en présence des frenchies Christophe Lambert et Vahina Giocante. Verdict ?

Du dimanche 16 au jeudi 20 octobre, le Palais des Festivals de Cannes accueille le MIPCOM, l'occasion pour les professionnels du marché audiovisuel d’acheter et/ou vendre leurs contenus à l’international. Un marché géant où les prochaines tendances sérielles se dessinent. Cette année, les séries historiques portées par les femmes ont la cote. A commencer par la production russe Mata Hari, choisie pour ouvrir l’événement, en avant-première mondiale.


Inspirée d’une histoire vraie, Mata Hari est tournée en langue anglaise, et est consacrée à la vie peu ordinaire de la danseuse exotique, courtisane aventurière et sulfureuse espionne, tristement célèbre de la période de la Première Guerre mondiale. C’est l’actrice française Vahina Giocante qui incarne le personnage principal, et évolue aux côtés d’un casting international composé notamment de Christophe Lambert, John Corbett, Viktoriya Isakova... et Gérard Depardieu qui fait une petite apparition.

Mata Hari était l'une des premières féministesVahina Giocante

"La série se déroule à une époque où c'était très nouveau de voir une femme assumer sa sensualité et son plaisir", nous raconte Vahina Giocante. "On peut dire qu'en ce sens, Mata Hari était une féministe, l'une des premières. En tant que femme, cela m'a vraiment intéressé. Son histoire est totalement pertinente de nos jours. Elle a souffert toute sa vie du comportement des hommes, de la façon dont elle était perçue. On peut s'identifier à elle. Je pense que chaque femme, à un moment ou à un autre, a été confrontée à ce genre de problématiques". 


Et d’évoquer ce qui la fascine dans ce personnage et cette femme : "Elle voulait être estimée, aimée et avoir une vie normale. Elle s'est perdue au milieu de son succès. Son destin est incroyable. Mata Hari signifie ‘les yeux du soleil’. Pour moi, elle était comme le soleil qui se lève et se couche. La partie espionnage de sa vie n'est pas la plus importante pour moi. C'est ce qui l'a fait devenir Mata Hari qui m’importe".

Une bonne idée pour une mauvaise exécution

C’est avec l’épisode 7 que la série nous est présentée. Une décision étonnante, motivée par la volonté de Red Arrow International, le distributeur, de nous faire entrer directement dans le vif du sujet. Le problème avec ce choix, c’est qu’il est compliqué de bien comprendre l’univers, d’en saisir les enjeux, et de s’y retrouver avec les nombreux personnages qui nous sont inconnus. Mais d’autres problèmes se posent.


Si la langue anglaise aide la série à se vendre plus facilement dans le monde, son utilisation pose question quand les acteurs et les actrices affichent leur inconfort lors des dialogues, provoquant un manque de rythme embêtant. Pire, la réalisation un peu trop appliquée et trop classique ne donne aucune ampleur à une histoire qui ne manque pourtant pas d’intérêt. Si l’intention de départ est louable, le résultat final n’est pas à la hauteur.

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