"La bonne bouffe, c'est important" : que mangent les skippers pendant le Vendée Globe ?

"La bonne bouffe, c'est important" : que mangent les skippers pendant le Vendée Globe ?

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VOILE - Embarqués dans leur tour du monde à la voile depuis le 6 novembre, les skippers du Vendée Globe ont emporté avec eux près de trois mois nourriture. Des plats lyophilisés ou préparés par des nutritionnistes ou des proches et adaptés aux besoins de ces marins qui vont s'efforcer de maintenir la notion de plaisir durant la course.

Louis Burton (31 ans, Français – Bureau Vallée) :

"Je sais ce que je veux, je me fais des sachets journaliers et avec la nutritionniste on définit précisément le moment où je dois manger tel ou tel aliment lors de la course et en quelle quantité. Et surtout ce que l'on va mettre comme aliments pour répondre à des besoins en calories. Typiquement, on a quatre repas par 24 heures. Moi je suis très spaghettis bolognaise, riz au curry, des choses assez simples. En revanche, j’évite le risotto au poisson par exemple (rires). On peut prendre des compléments de vitamines mais aussi ce que l'on appelle des sachets de grignotage où on a des amandes, des cacahuètes. C’est facile à manger et c'est bourré en calories. Je n’ai pas encore pensé personnellement au repas des fêtes car je sais que ma mère et ma belle-mère vont s’en occuper pour moi et elles vont me gâter. Mais je me verrais bien faire un petit foie gras avec une bouteille de rouge histoire de marquer le coup."

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Vendée Globe : la recette gourmande de Jeanne, maman du skipper Louis Burton

Alan Roura (23 ans, Suisse - La Fabrique) :

"Sur les courses que j’ai pu faire, tout était préparé avec le sac, la pomme, le truc classique. Et au final, c’est chiant. C’est marqué lundi sur le sac mais t’as déjà envie d’être le mardi car le plat du lundi ne te plaît pas. Du coup, après deux jours, tu as désorganisé tous tes sacs car tu n’avais pas envie de bouffer un chili con carne sous 45 degrés. Pour le Vendée, j’ai pris des grands sacs : un salé, un sucré et puis je piocherai dedans. Il y a des moments où on a des envies particulières, donc je ne me prends pas la tête. Même si la bonne bouffe, c’est important. Tous les trois jours, il faut essayer de se faire un bon petit plat. On marche un peu à la carotte." 

Pour les fêtes ? Je vais m'autoriser un petit excès avec une bouteille de champagne et une petite tranche de foie grasTanguy de Lamotte

Tanguy de Lamotte (38 ans, Français - Initiatives Cœur) :

"On a un repas par jour dans un sac et tout est numéroté à l’avance. J’ai déjà un tableau détaillé jour pour jour. On augmentera les calories pour les zones froides et on les diminuera en fonction des zones où l’on sera, à un ou deux jours près. Tout est préparé à l’avance. Un repas spécial pour les fêtes ? Ça sera sûrement le seul jour où je vais m'autoriser un petit excès avec une bouteille de champagne et une petite tranche de foie gras. C’est assez bizarre de faire ça tout seul, donc ça sera quelque chose d’unique. "

Conrad Colman (32 ans, néo-zélandais – 100 % Natural Energy) :

"J’ai préparé ça un peu à l’arrache (rires). Je vais avoir un sac avec le nombre de calories dont j’aurais besoin à un instant précis avec la sélection des plats adaptés au climat. On a coupé le parcours en plusieurs tranches : les zones chaudes, moyennes et les zones où ça caille les fesses. Il faut marquer les passages que ce soit avec les caps, les fêtes ou mon anniversaire qui sera le 2 décembre."

VIDÉO - Les équipes à terre, un moteur pour les skippers

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