Israël : bientôt l'immunité collective ?

Israël est aujourd'hui le champion de la vaccination. Un tiers des habitants ont déjà reçu au moins une injection, alors cela change-t-il le quotidien de la population ?

C'est le premier pays du monde à vacciner l'ensemble de sa population, y compris les jeunes à partir de 16 ans. "Je veux simplement pouvoir passer mon bac sereinement et reprendre une vie normale", affirme Shira Epstein, lycéenne israélienne. Il y a urgence. Le variant anglais, particulièrement contagieux, circule activement. Il cause la moitié des contaminations. "Il y a ce système d'injection-infection. D'un côté, nous vaccinons la population, mais de l'autre côté, on a la montée du variant britannique. En fait, malgré le fait qu'on vaccine, en parallèle, on a cette montée de l'infection. En fait, ça neutralise l'un et équilibre l'autre", explique Cyril Cohen, immunologue de l'Université du Bar Ilan à Ramat Gan (Israël).

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À l'hôpital Ichilov à Tel Aviv, cette mutation inquiète les médecins, comme la cheffe de service adjointe au département coronavirus, Valérie Allouche. " La population qui est malade en ce moment sont des cas plus jeunes et beaucoup plus de cas graves", indique-t-elle.

Israël est aujourd'hui le champion de la vaccination. Un tiers de sa population a déjà reçu la première dose et le monde entier scrute ses résultats encourageants. Sur plus de 700 000 personnes vaccinées, 317 seulement sont retombées malades, soit 0,04% d'échec. C'est encore mieux que les chiffres annoncés par le laboratoire Pfizer qui a produit les vaccins. "Le premier objectif de la vaccination, c'est d'éviter les formes graves. Le second, c'est de réduire le taux d'incidence, et donc la transmission du virus". Et nous commençons à voir que la population vaccinée a un taux d'infection moins élevé. Donc, c'est efficace !", confirme Pr Eyal Leshem, directeur du centre d'étude médecine des voyages à Sheba medical center.

Effectivement, les courbes commencent à s'infléchir. Depuis trois semaines, le nombre de cas grave chez les plus de 60 ans, justement, ceux qui étaient vaccinés en priorité a chuté de 25%. Le confinement strict qui dure depuis 6 semaines à certainement aussi contribuer à faire baisser le nombre de contaminations.

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