Saccage de l'Arc de Triomphe : prison avec sursis et travaux d’intérêt général pour huit prévenus

JUSTICE - Les neuf personnes qui comparaissaient depuis lundi devant la 15e chambre du tribunal correctionnel de Paris après le saccage de l'Arc de Triomphe le 1er décembre 2018 ont été fixées sur leur sort ce jeudi.

Certains prévenus encouraient jusqu'à 10 ans de prison. Ce jeudi, le tribunal a prononcé une relaxe, du travail d’intérêt général et de la prison avec sursis à l'encontre de neuf personnes jugées depuis lundi après le saccage de l'Arc de Triomphe. Huit personnes ont été condamnées jeudi à Paris à des peines de prisons avec sursis et de travaux d'intérêt général pour avoir participé au saccage de l'Arc de Triomphe pendant une manifestation de Gilets jaunes en 2018.

Pour la plupart sans casier judiciaire, elles devront effectuer 70 heures de travaux d’intérêt général pour être entrées dans ce monument historique. La présidente du tribunal a expliqué avoir "symboliquement", vu les faits reprochés, préféré cette sanction à une amende au terme d'une "audience pleine de symboles".  Ceux qui avaient volé des petits objets (cartes postales, miniatures de l'Arc de Triomphe ou petites Tour Eiffel) dans le monument ont écopé d'une amende de 100 euros. Les prévenus reconnus coupables de dégradations ont écopé de peines allant jusqu'à huit mois de prison avec sursis pour le jeune homme filmé en train de tenter de fracasser une porte avec un extincteur.

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Un ancien militaire lié à l'ultra droite, qui comparaissait pour un tag sur le monument ("Augmenter le RSA sanglier"), a lui été relaxé faute de preuve, a expliqué la présidente du tribunal, Sonia Lumbroso.

"Pas les principaux responsables"

Des peines de prison aménageables, des travaux d'intérêt général, des amendes et des stages de citoyenneté avaient été requis mercredi par le parquet. Dans cette "affaire atypique", "comment faire rentrer le symbole dans une peine, tout en restant juste ?", s'est interrogée la procureure Florence Lardet pendant ses réquisitions.

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Les neuf personnes jugées pour des vols et des dégradations ce 1er décembre 2018 ne sont pas "les principaux responsables" du saccage et du pillage du monument "emblématique", qui n'ont pas été identifiés, a rappelé la procureure. Mais s'il n'est "pas du tout" question de les faire "payer" pour les autres, "chacun doit répondre à la hauteur de ce qu'il a fait", et leur responsabilité ne peut être "diluée". "Il faut qu'il y ait une réflexion sur le respect des valeurs républicaines", "visiblement pas comprises", a-t-elle ajouté. 

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