Installation de compteurs Linky : la justice donne raison à la commune de Blagnac, une première en France

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JUSTICE - C'est une victoire pour les opposants aux compteurs Linky. La justice a donné raison à la ville de Blagnac, près de Toulouse, qui interdit à Enedis d'installer les nouveaux compteurs sans accord des propriétaires ou des occupants.

C'est une première en France, la justice a confirmé mardi que les habitants de Blagnac, une commune à l'ouest de Toulouse (Haute-Garonne), auront le choix de refuser (ou non) un compteur Linky chez eux. Le bras de fer avait commencé en mai dernier lorsque la ville a pris un arrêté réglementant la pose de ces compteurs. Par ce dernier, les habitants pouvaient refuser l'accès à leur logement à l'opérateur Enedis ou à ses partenaires. 

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Le nouveau compteur d'électricité Linky suscite la méfiance des communes

Face à cette décision, le préfet de la Haute-Garonne avait saisi le tribunal administratif en référé. En vain. Le tribunal administratif de Toulouse a donné raison ce mardi 12 septembre à Blagnac, qui devient la première commune à obtenir gain de cause contre Enedis. 


Si les employés d'Enedis ne peuvent légalement forcer l'accès à une résidence (ou que ce soit en France), de nombreux cas révèlent des abus (pression ou installation en l'absence de l'occupant des lieux).

Depuis leur lancement, les compteurs Linky divisent. Pour l'opérateur Enedis, ces compteurs 2.0 sont une avancée : ils transmettent des données de consommation et reçoivent des ordres à distance. Pour ses détracteurs, ces installations ne sont pas sans risques sanitaires, notamment à cause des ondes électromagnétiques. Ils estiment également qu'elles vont à l'encontre de leur vie privée, en collectant de nombreuses données.

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