L'ONU craint une hausse des températures "de 3 à 5 degrés d'ici la fin du siècle"

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AVENIR - La décennie a été la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des mesures, en 1850, affirme ce mercredi l'ONU dans un communiqué. Cette hausse des températures constante, combinée à d'autres facteurs d'origine anthropique, devrait conduire à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes dans les décennies à venir, alerte d'autre part le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondial.

Chaque année ou presque, des records de température sont battus partout dans le monde. Si bien que, selon un communiqué de l'ONU paru ce mercredi, la décennie écoulée (2010-2019) a été la plus chaude jamais observée, confirmant l'inexorable réchauffement climatique de notre planète bleue.

"La température mondiale moyenne a augmenté d'environ 1,1°C depuis l'ère préindustrielle et le contenu calorifique océanique est à un niveau record", indique le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas. "Sur la trajectoire actuelle des émissions de dioxyde de carbone, nous nous dirigeons vers une augmentation de la température de 3 à 5 degrés Celsius d'ici la fin du siècle."

Beaucoup de phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et dans les décennies à venir- Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM

L'augmentation de la température ne représente néanmoins qu'un volet des changements observés lors de la décennie passée. Celle-ci s'est également caractérisée par la fonte massive de la glace, une élévation record du niveau de la mer, le réchauffement et l'acidification des océans et des conditions météorologiques extrêmes. "Malheureusement, nous nous attendons à voir beaucoup de phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et dans les décennies à venir, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur dans l'atmosphère", souligne Petteri Taalas.

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Une combinaison de données qui permet d'évaluer la température du globe avec précision

Les relevés des températures modernes ont débuté en 1850. Pour ce faire, l'OMM utilise des ensembles de données fournies par la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, par le Goddard Institute for Space Studies de la NASA, ou encore par le Met Office Hadley Center du Royaume-Uni. Il utilise également des ensembles de données du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme et de son service Copernicus sur les changements climatiques, ainsi que ceux de l'Agence météorologique japonaise.

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Combinant ainsi des millions d'observations météorologiques et marines, cette méthode permet d'estimer les températures à tout moment et en tout lieu du globe, même dans des zones où les données sont rares, comme les régions polaires.

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