Chauffeur de bus tué à Bayonne : où en est l'enquête ?

Police

FAIT DIVERS - Dimanche 5 juillet, Philippe Monguillot était agressé en service et roué de coups. Il est décédé vendredi à l'hôpital de Bayonne. L'enquête a conduit à la mise en examen de quatre personnes.

À Bayonne, l’heure est à l’émotion. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu ce samedi 11 juillet dans le Pays basque, au lendemain de l’annonce du décès de Philippe Monguillot. Ce chauffeur de bus de 59 ans était en état de mort cérébrale depuis son agression en service, le dimanche précédent. Des faits pour lesquels quatre hommes ont été mis en examen. 

Selon les éléments communiqués dans la semaine par le parquet, Philippe Monguillot conduisait un Tram’Bus bayonnais en direction de Biarritz, dimanche 5 juillet en début de soirée. Trois hommes, dont l’un accompagné d’un chien, sont montés à la gare de Bayonne. Un quatrième a pris place dans le véhicule au quartier Balichon. C’est alors que le conducteur a tenté de contrôler son titre de transport, et demandé au groupe de porter un masque, comme exigé dans les transports en commun.

Agression "d'une extrême violence"

"Le chauffeur aurait alors fait l’objet d’insultes et d’une bousculade au cours de laquelle il a été poussé à l’extérieur du véhicule", a exposé mardi le procureur de la République adjoint de Bayonne, Marc Mariée. Il détaillait alors une agression "d'une extrême violence" : "Deux des quatre individus ont alors porté de concert de violents coups de pied et des coups de poing dirigés vers le haut du corps de la victime, et notamment à hauteur de sa tête, provoquant ainsi de graves blessures." Les hommes suspectés d’avoir porté des coups "ont alors pris la fuite, laissant la victime sur le trottoir".

L’enquête a été confiée au commissariat de Bayonne. Dans un premier temps, cinq personnes ont été interpellées, dont l’une "sur le champ". Quatre autres personnes, qui se trouvaient dans le domicile de l’un d’entre eux, ont été placées en garde à vue le lundi matin. Parmi elles, un mineur est mis hors de cause. On dénombre donc quatre mises en examen. Les deux hommes poursuivis pour "tentative d’homicide volontaire", âgés de 22 et 23 ans, étaient connus des services de police. Les deux autres, trentenaires, font face au chef commun de "non-assistance à personne en danger". "Les quatre personnes sont aujourd’hui sous écrous", a précisé ce samedi Gérald Darmanin. 

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Alors que la femme et les filles de Philippe Monguillot espèrent à présent "une peine exemplaire", les réactions et les appels à la sévérité se sont multipliés au cours de la semaine. Vendredi, le Premier ministre Jean Castex a notamment assuré que "la justice punir[ait] les auteurs de ce crime abject". Deux jours plus tôt, environ 6000 personnes s'étaient jointes à une marche blanche organisée par la famille.

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