Incendie de la cathédrale de Nantes : ce que l'on sait du déroulé des faits

FEU - Au lendemain de l’incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, l’origine du sinistre demeure un mystère. Voici ce que l'on sait du déroulé des faits.

Quel est le scénario du drame qui meurtri la cathédrale de Nantes ? C'est ce que tentent de déterminer les enquêteurs. Vendredi soir, il était aux alentours de 21 heures lorsque Michel Bourcier, l'organiste de la cathédrale, a quitté l'édifice. Celui-ci était fermé au public depuis 19 heures, mais les organistes répètent durant les heures de fermeture pour ne pas gêner. "Je suis descendu de ma tribune pour finir ma répétition, tout était parfaitement normal, très calme", relate-t-il. Ce sera donc la dernière fois qu'il aura pu jouer sur cet orgue datant du XVIIe siècle Que s'est-il passé dans les heures qui ont suivi ? 

Samedi, vers 7h45, l'incendie est repéré par des passants, qui ont vu des flammes sortir de la rosace de la façade de la cathédrale. Alertés, les sapeurs-pompiers arrivent rapidement sur place et parviennent à circonscrire l'incendie peu avant 10 heures. Trop tard cependant pour espérer sauver des flammes l'orgue et le buffet d'orgue, qui ont tous deux été totalement détruits par les flammes.

Des experts en incendie, du laboratoire de police scientifique et technique, sont rapidement à pied d’œuvre. Au cours de la journée, les premières investigations permettent d'établir qu'il y a eu "trois points de feu distincts" à l'intérieur de la cathédrale "à une distance conséquente les uns des autres". Des éléments qui laissent penser qu'il pourrait s'agir d'un acte intentionnel et poussent le procureur à ouvrir une enquête pour "incendie volontaire". "Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale", a précisé Pierre Sennès. 

En fin d'après-midi, samedi, le procureur indique que les constatations n'ont pas relevé de "traces d'effraction dans les accès extérieurs". 

Au cours de la journée, un bénévole du diocèse a été placé en garde à vue, a fait savoir dimanche le procureur de Nantes. Cet homme était chargé "de fermer la cathédrale vendredi soir", a-t-il précisé. Selon le recteur de la cathédrale, le père Hubert Champenois, qui le connaît depuis "quatre ou cinq ans", il s'agit d'un Rwandais de 39 ans, servant d'autel, "venu se réfugier en France il y a quelques années". Si l'implication de ce bénévole dans l'incendie n'a pour l'heure pas été confirmée, son emploi du temps dans la nuit de vendredi à samedi fait l'objet d'une attention particulière des enquêteurs.

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Garde à vue levée

"J'ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs", a réagi ce dimanche le recteur de la cathédrale, alors que sa garde à vue a été prolongée de 24 heures. A en croire le père François Renaud, l'administrateur du diocèse, ce bénévole n'était en aucun cas chargé de la fermeture de l'édifice, contrairement à ce qu'a affirmé le procureur. "L'inspection est faite par un salarié de la cathédrale (...) le bénévole n'a pas la clef", affirme-t-il. Si ce n'est pas lui, qui avait la clef alors ? Impossible à dire, pour le moment. C'est un autre point que devront éclaircir les enquêteurs au cours de leurs investigations.

La garde à vue a été levée dans la soirée dimanche et l'homme a été remis en liberté.

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