Alexandre Benalla, un homme "au chômage", "devenu l'ennemi public n°1", explique son avocat sur LCI

INTERVIEW - Alexandre Benalla ne se rendra pas le 19 septembre devant la commission d'enquête du Sénat. Son avocat Me Laurent-Franck Lienard a expliqué sur le plateau de LCI pourquoi son client attendra la fin de l'instruction, il a également détaillé sa situation actuelle : un homme "au chômage", qui est devenu "l'ennemi public n'°1".

L’avocat d’Alexandre Benalla a annoncé en exclusivité sur le plateau de LCI que son client ne se rendrait pas la semaine prochaine devant la commission d’enquête du Sénat. L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron compte-t-il se dérober ? Cherche-t-il à éviter des questions gênantes ? Pas du tout, "il n'a absolument rien à cacher", a assuré Me Lienard. 


"Il viendra, bien sûr, dans le temps légal et le temps légal, ce n’est pas maintenant, c’est à la fin de l’instruction", a-t-il ajouté. Autant dire que ce rendez-vous est, de fait, reporté à dans plusieurs mois voire plusieurs années, à moins qu'une bataille judiciaire ne s'engage avec le Sénat. "Il voulait y aller", justifie l'avocat, "c'est moi qui lui ai conseillé de ne pas y aller". La décision aurait été prise ce lundi soir dans son cabinet. 


Alors pourquoi une telle décision ? Pour des raisons uniquement juridiques, jure-t-il. Le jeune homme est actuellement sous le coup d'une mise en examen et réserve donc ses réponses au juge d'instruction. "Sur les faits du 1er mai, la commission (sénatoriale) n'a pas le droit d'enquêter". Pour rappel, il est convoqué face à la justice le 28 septembre prochain. 


L'avocat ajoute que son client est tenu par le secret-professionnel et même le secret défense. Au-delà de la seule journée du 1er mai, il ne pourrait s'expliquer sur le fonctionnement de l'Elysée, notamment sur son poste et la gestion de la sécurité au Palais : "il ne peut pas le révéler dans le cadre d'une commission publique", regrette Me Laurent-Franck Lienard.

On en a fait un pariaMe Lienard, avocat d'Alexandre Benalla

Interrogé sur la situation actuelle d'Alexandre Benalla et sur son état d'esprit, l'homme de loi a répondu qu'il est "combatif. Il est au chômage, il est devenu l'ennemi public n°1 (…) alors que fondamentalement, il n'a pas commis de fautes". "Il a aidé les policiers, jusqu'à présent, on n'est pas condamné quand on aide les policiers".


Son seul regret ? Avoir commis, non pas une faute aux yeux de la loi, martèle son avocat, mais une "faute politique majeure". Benalla "aurait dû se retenir d'intervenir'. Devenu aujourd'hui "un paria", selon son avocat, l'ancien conseiller se voudrait "prudent". "Il pense que cette convocation va servir des intérêts politiques" déclare Me Lienard. "C'est un jeu politique qui est en train de se faire et ce jeu politique n'est certainement pas le jeu de la vérité." 

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