Variant anglais : sans mesure de contrôle, l'Inserm anticipe "une croissance rapide des cas" en mars

PROJECTION - Dans de nouveaux travaux publiés dimanche, l'Inserm prévoit toujours que le variant britannique sera majoritaire dans le pays "fin février ou début mars", et même dès mi-février en Île-de-France. "Une croissance rapide des cas est attendue dans les semaines à venir", anticipent les chercheurs.

La baisse des nouvelles contaminations va-t-elle se poursuivre en France ? Depuis une semaine, le nombre de tests positifs enregistrés est à la baisse, comme le taux de positivité. De quoi donner de l'espoir et faire dire à certains scientifiques que le pari d'Emmanuel Macron de ne pas reconfiner le pays a été le bon. Toutefois, comme depuis deux mois, un indicateur inquiète particulièrement les autorités : celui de la propagation des variants. Et les dernières projections font craindre un nouveau rebond épidémique.

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Selon des travaux publiés dimanche 14 février, l'Inserm prévoit une hausse des cas dans les semaines à venir, suite à la diffusion de plus en plus large du variant britannique. Si les chercheurs estiment que les mesures actuelles "ont conduit à la stabilisation des hospitalisations, résultante d'un équilibre entre le recul de la souche historique et la croissance rapide du variant britannique", ils craignent que ce dernier ne prenne rapidement le pas.

"L'impact de la couverture vaccinale devrait devenir important à partir d'avril"

Ainsi, selon des estimations "validées par les résultats préliminaires de la deuxième enquête Flash du 27 janvier", le variant britannique devrait devenir majoritaire en France "fin février, début mars", en semaine 8 ou 9, estiment les scientifiques. Ils notent toutefois de grandes disparités entre les régions. En Île-de-France, la souche initialement détectée au Royaume-Uni serait très proche d'être majoritaire, puisque les chercheurs anticipaient sa large diffusion dès la "mi-février". Conséquence : "En l'absence de mesures de contrôle renforcées, une croissance rapide des cas est attendue dans les semaines à venir".

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La vaccination aurait d'ailleurs toujours un impact limité sur ces projections. Si la France a dépassé ce lundi la barre des trois millions de vaccinations, l'épidémie pourrait tout de même reprendre de la vitesse. "L'augmentation de la couverture vaccinale est essentielle, mais son impact devrait devenir important à partir d’avril", préviennent les auteurs.

Toutefois, le plateau autour de 20.000 contaminations quotidiennes en moyenne que connaît la France depuis janvier pourrait encore perdurer. "Les mesures prises le 31 janvier, un éventuel ralentissement provoqué par les vacances d'hiver ainsi qu'un renforcement de la stratégie tester-tracer-isoler peut contribuer à étirer davantage le plateau actuel", précisent-ils.

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