Une infirmière se voit refuser la nationalité française parce "qu’elle travaille trop"

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A LA LOUPE - Une infirmière s'est vue refuser sa demande de naturalisation par la préfecture du Val-de-Marne car elle ne respectait pas le temps de travail légal. Une décision qui suscite l'indignation sur les réseaux sociaux.

Le mois dernier, la préfecture du Val-de-Marne a refusé la nationalité française à une infirmière. La raison ? Cette dernière "travaille trop". La lettre de refus de demande de naturalisation à a été partagée le 12 juillet sur Twitter par un ami de l’infirmière. Le courrier l’informe qu'il lui faudra attendre deux ans avant de pouvoir refaire une demande. "Vous êtes en infraction au regard de la réglementation sur le temps de travail en France", précise la lettre. 

Une décision qui a provoqué la colère des internautes. "Chez nous, les racistes les plus cons reprochent aux étrangers de venir pour ne pas travailler. Mais notre État peut faire ça ?", a notamment réagi sur Twitter Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI. "Un comble pour un pays qui manque d'infirmiers", "quand on travaille comme elle 67h/mois, on ne mérite pas d'être français ?", s'indignent d'autres. Contactée par 20 Minutes, la préfecture a confirmé l'authenticité du courrier.

Trois emplois et 271 heures de travail par mois

Selon la préfecture du Val-de-Marne, l'infirmière cumule trois emplois et effectue en moyenne près de 271 heures de travail mensuelles, soit 59 heures hebdomadaires. Elle est donc bien en infraction, la réglementation sur le temps de travail en France fixant le seuil légal à 48 heures et 44 heures par semaine en moyenne sur une période de douze jours consécutifs

Nicolas Delage, l'auteur du tweet a néanmoins précisé à 20 Minutes que l'infirmière n'allait pas en rester là. Cette dernière va faire appel de la décision auprès du ministre de l'Intérieur, qui a quatre mois pour répondre. S'il répond défavorablement, elle pourra se tourner ensuite vers le tribunal administratif de Nantes. Un recours qui peut durer jusqu'à deux ans.

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