Benalla, l'affaire sans fin

  • BOMBE À RETARDEMENT • Mercredi 18 juillet au soir, le Monde lâche une révélation fracassante : l’existence d’une vidéo montrant un collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, coiffé d'un casque à visière des forces de l'ordre, frappant un homme à terre lors d’une manifestation du 1er mai. Le lendemain, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour violences et usurpation de fonction. On apprend le même jour qu'un autre homme se montrant violent sur la vidéo, Vincent Crase, gendarme réserviste et employé de LREM, avait lui aussi obtenu l'autorisation d'observer cette opération de maintien de l'ordre.

  • L’ELYSÉE DANS LA TOURMENTE • Face à ces révélations, les services de la présidence ont opté pour la stratégie du dos rond, Emmanuel Macron restant mutique face aux questions des journalistes. Mais l’opposition, s'étonnant du maintien d'Alexandre Benalla à l'Elysée après une mise à pied de 15 jours et du fait que la justice n'ait pas été saisie, a fait pression pour obtenir la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire.

  • L'AFFAIRE REBONDIT • Après avoir assombri la période estivale de l'Elysée, une nouvelle affaire surgit lorsque "Le Monde" révèle qu'Alexandre Benalla s'est rendu au Tchad quelques semaines avant un déplacement du chef de l'Etat. L'ex-protégé du Président a voyagé en utilisant des passeports diplomatiques qu'il aurait dû rendre après son licenciement. Benalla assure par ailleurs à Mediapart qu'il échange régulièrement avec Emmanuel Macron, alors que la présidence assurait que les ponts étaient coupés.

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