A Paris, le nombre de voiture baisse, mais pas les bouchons

A Paris, le nombre de voiture baisse, mais pas les bouchons

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ÇA BOUCHONNE - A Paris la circulation intra muros a diminué de plus de 30% depuis 15 ans, pourtant les temps de trajets n'ont quasiment pas évolué. Un constat qui s'explique par de multiples facteurs, dont les travaux.

Comment expliquer ce constat au premier abord déroutant. A Paris, le nombre de véhicules a diminué et pourtant il est tout aussi difficile qu'avant de circuler. Moins de voitures, mais toujours autant de bouchons, ce paradoxe pourrait avant tout s'expliquer par un nombre particulièrement élevé de travaux dans la capitale. 


Le Parisien, qui cite l'Observatoire des déplacements à Paris, relate qu'entre 2002 et 2017 le trafic intra muros a diminué de 34%, et la mairie ajoute même à cela une baisse particulière de 6,5% entre janvier et mai 2018. Malgré cela, les temps de trajets ne diminuent pas et représentent en moyenne 40 minutes par jour depuis une dizaine d'années, selon une étude du fabricant de GPS Tomtom Telematics.

 

En décembre la mairie de Paris ne compte pas moins d'une cinquantaine de chantiers "très perturbants", note le journal. En un an, le nombre de chantiers lancés par la Ville a augmenté de 70%. 


Mais cela n'explique pas tout. "Depuis une quinzaine d'années, la réduction du trafic automobile va moins vite que celle de l’espace dédié à la voiture" explique Jean-Pierre Orfeuil, professeur émérite à l’École d’urbanisme de Paris (EUP), cité par le quotidien. On constate donc un rétrécissement de l'espace dédié aux voitures, au profit de couloirs de bus, de pistes cyclables ou de zones limitées à 30 km/h. 

La voiture représente 13% des déplacements à Paris

A cela s'ajoute d'autres facteurs comme l'explosion du nombre de livreurs à domicile, précise également un expert, ou encore des applications GPS comme Waze qui peuvent saturer des petites artères. En moyenne, les automobilistes roulent à 14,1 km/h dans Paris, selon l'Observatoire des déplacements à Paris, soit 2km/h de moins qu'en 2002. Enfin, un chiffre reste notable, si la voiture occupe la moitié de la voirie dans la capitale, elle n'y représente que 13% des déplacements effectués. 

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