Autopartage : avec Free2Move, Paris lance le successeur d’Autolib' (et veut en faire oublier le fiasco)

Autopartage : avec Free2Move, Paris lance le successeur d’Autolib' (et veut en faire oublier le fiasco)

Automobile
À LA DEMANDE - Plus souple, le nouveau service d'autopartage lancé ce jeudi à Paris avec 550 voitures électriques signées PSA sera aussi un plus cher que son prédécesseur, avec une garantie implicite : éviter de répéter le fiasco Autolib'.

Quatre mois après la fermeture définitive d’Autolib', Anne Hidalgo a lancé son successeur ce jeudi. Ce sera Free2Move, le service de mobilité partagée de PSA-Peugeot-Citroën, un système d’autopartage plus simple à déployer, plus flexible aussi. 


Fini les bornes de recharge où il fallait obligatoirement aller chercher ou déposer sa voiture à la fin de son trajet, le “Free” de Free2Move c’est celui d’un liberté supplémentaire. Certes, il sera possible de garer le véhicule sur l'un des anciens emplacements Autolib' -dont les bornes de recharge redeviendront opérationnelles début décembre. Mais l'utilisateur pourra surtout le garer à volonté sur n’importe quelle place de stationnement libre et légale.

20 à 40% plus cher à la minute

Un “Free” qui ne veut cependant pas dire gratuit, loin de là. Deux formules sont disponibles. Le premier est un abonnement à une dizaine d’euros par mois -comme pour Autolib'- et un tarif à l’usage de 32 centimes la minute. Le second est sans abonnement, auquel cas vous paierez 39 centimes la minute passée au volant. Un surcoût de respectivement 39 et 21% sur les tarifs correspondants d’Autolib', avec pourtant deux différences. Ici, le tarif est vraiment à la minute consommée, fini les 20 premières minutes indivisibles d’Autolib'. Surtout, plus besoin de rallonger votre trajet pour aller trouver une station avec des places disponibles, vous pourrez donc garer cotre engin n’importe où, au plus près de votre destination réelle.


Pour le prix, les usagers pourront emprunter des voitures électriques à quatre places flambant neuves, des Peugeot iOn et Citroën C0 -qui sont pour l’essentiel identiques-, confortables et bien équipées. Tout ici se passe dans l’application Free2Move, de l’inscription au service à la réservation d’un véhicule sur une carte où apparaissent toutes les voitures disponibles. Vous aurez 15 minutes pour prendre le véhicule réservé, le paiement de votre trajet se fera lui aussi dans l’application une fois la voiture garée. La recharge n’est plus le souci de l’utilisateur : Free2Move gérera les véhicules et leur nettoyage, là où ils seront.

Eviter le fiasco Bolloré

Des différences d’usage qui en cachent une autre, beaucoup plus structurelle : celle du contrat qui lie Free2Move à la Mairie de Paris. Exit la délégation de service public signée avec Bolloré pour le déploiement d’Autolib', ici toute l’économie du système repose sur le partenaire, à lui d’en gérer le succès ou l’échec éventuel. Après la résiliation du contrat Autolib', le groupe Bolloré a demandé en juillet dernier 235 millions d’euros d’indemnité aux communes, Paris en première ligne. Personne à l’Hôtel de Ville n’a envie de répéter l’expérience.

En vidéo

Moov'in, le service de voiture électrique lancé à Paris par Renault

A ce jour, le service Free2Move ne concerne pour l’instant que Paris intra-muros. Vous pourrez simplement sortir des limites du périphérique, à condition de revenir dans Paris en fin de location. Chez Free2Move, on dit avoir entrepris des discussions avec les mairies de la petite couronne pour y ouvrir le service en échange d’un stationnement gratuit pour ses voitures partagées.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La voiture électrique, le véhicule de demain ?

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter