Coronavirus : 6 centimes de moins en une semaine, les prix du diesel et de l'essence chutent encore

Coronavirus : 6 centimes de moins en une semaine, les prix du diesel et de l'essence chutent encore
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INFOGRAPHIES - Rien ne semble freiner la baisse du prix du diesel et de l'essence. Le repli engagé depuis le début de l'année s'est largement confirmé la semaine dernière, selon les chiffres communiqués ce lundi par le gouvernement. Les tarifs à la pompe sont en effet corrélés aux cours du pétrole, qui ont dégringolé dans un contexte économique miné par la propagation du virus.

Cinq à six centimes de moins, au litre, en une semaine : la baisse des prix du carburant, liée à la crise du coronavirus, se ressent nettement à la pompe. Le diesel se vendait t ainsi en moyenne à 1,3012 euros la semaine dernière (contre 1,3613 euro il y a deux semaines, soit 6,01 centimes de repli), selon les statistiques hebdomadaires publiées ce lundi 16 mars par le ministère de la Transition écologique et solidaire.  

Le super SP95 s'affichait lui aussi en nette diminution, coûtant 1,4044 euro le litre en moyenne la semaine dernière (contre 1,4589 euro il y a deux semaines, soit 5,45 centimes de moins). Nous avons repris ces statistiques dans le graphique ci-dessous, qui montre très clairement la baisse. Cliquez ici si vous ne visualisez pas notre infographie

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Ces baisses viennent confirmer, et même accélérer, la tendance au repli qui se dessine depuis janvier (entrecoupé de légères hausses très ponctuelles). Résultat, en à peine plus de deux mois, le litre de diesel a chuté de 18,29 centimes. Il retrouve ainsi son niveau de fin 2017. Le litre de SP95 a quant à lui diminué de 13,21 centimes, renouant pour sa part avec son niveau de fin 2018.  

En cause, la dégringolade du cours du baril de pétrole, auquel le prix du diesel et de l'essence sont largement corrélés. Cette matière première constitue en effet environ un tiers du prix final à la pompe. "Les taxes [en grande partie fixes : NDLR] constituent les deux autres tiers, soit environ 1 euro par litre actuellement", rappelait en effet la semaine dernière à TF1 Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP).

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Or, le Brent (159 litres par baril), cours de référence en Europe, a chuté en plusieurs étapes successives depuis janvier : démarrant l'année à environ 68 dollars, il est passé début mars à environ 50 dollars, puis son repli s'est accéléré la semaine dernière quand il est tombé à 33 dollars. Remontant légèrement entre temps, il a de nouveau dégringolé ce lundi 16 mars, s'échangeant à 29 dollars à la mi-journée... un niveau jamais enregistré depuis quatre ans. Nous avons reproduit l'évolution depuis deux ans dans le graphique ci-dessous. Cliquez ici si vous le ne visualisez pas.

Les cours de l'or noir sont en effet pris en étau entre la crainte d'un ralentissement de la demande mondiale (en raison des mesures instaurées par les États pour enrayer la propagation du virus) et des pays membres de l'Opep livrant une guerre des prix avec la Russie. Sans oublier que l'explosion du nombre de cas de contaminations tétanise les places financières, qui redoutent une récession. Ce qui accentue par la même occasion la pression sur les cours du brut.

À noter que les prix du diesel et de l'essence recensés par le gouvernement sont des moyennes. Ces statistiques n'empêchent pas les stations-service d'afficher les tarifs qu'elles souhaitent, plus élevés ou plus bas. Pour trouver le pompiste proposant les meilleurs prix à côté de chez vous, LCI vous propose de consulter ici sa carte interactive.  

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