Forte chute du prix des carburants : le plein désormais 10 euros moins cher qu'en janvier !

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

A LA POMPE - Moins 7 centimes en une semaine pour l'essence et moins 4,5 centimes pour le diesel ! Les moyennes hebdomadaires publiées ce mardi par le gouvernement confirment la baisse du prix des carburants. Une forte diminution à rapprocher à la dégringolade du cours du pétrole, dans un contexte perturbé par la crise du coronavirus.

Jusqu'où le prix des carburants va-t-il descendre ? La tendance à la baisse observée en France depuis janvier et le début des effets du coronavirus sur les marchés internationaux s'est en tout cas accélérée la semaine dernière. Le litre de diesel s'est ainsi affiché en moyenne à 1,2569 euro, selon les données hebdomadaires publiées ce mardi 24 mars par le ministère de la Transition écologique et solidaire. C'est presque 4,5 centimes de moins qu'il y a deux semaines et près de 23 centimes de moins qu'au début de l'année. Le plein revient ainsi environ 11 euros moins cher qu'au début de l'année, selon nos calculs sur un réservoir standard de 50 litres. 

Le super SP95 connaît une évolution similaire à la pompe. Il coûtait en moyenne 1,3388 euro la semaine dernière, perdant 7,06 centimes en une semaine et 20,27 centimes depuis janvier. Soit 10 euros de moins pour remplir le réservoir. Autre exemple confirmant la tendance : le SP98 s'affichait en moyenne à 1,4106 euro la semaine dernière, diminuant de 6,43 centimes sur sept jours et de 19 centimes en près de trois mois. Soit une économie de 9,50 euros pour un plein. Que ce soit pour le diesel ou pour l'essence, ces niveaux n'avaient pas été aussi bas depuis le second semestre 2017 ! 

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La raison principale des ces baisses est à chercher du côté du cours pétrole. En France, le prix des carburants est en effet largement corrélé au prix du baril de Brent (159 litres). Or le cours de cet or noir, qui fait référence en Europe,  s'est effondré de de 57% depuis le 1er janvier, selon les données détaillées sur le site Boursorama. Il a même plongé à un peu moins de 25 dollars en milieu de semaine dernière, son plus bas niveau en 18 ans, avant de remonter à environ 28 dollars ce mardi 24 mars à la mi-journée. 

Des perturbations dues non seulement à la crainte d'un ralentissement de la demande mondiale (en raison du confinement demandé par de nombreux Etats pour limiter la propagation du coronavirus) mais aussi à la guerre des prix menée entre les pays membres de l'Opep et la Russie. 

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ARCHIVE - Coronavirus : pourquoi les prix des carburants à la pompe vont baisser ?

Compte tenu du décalage de généralement quelques jours avant que le prix du pétrole ne se répercute à la pompe, un maintien du prix bas des carburants peut être anticipé pour les prochains jours. Pas question pour autant que le fort repli du cours de l'or noir fasse baisser les tarifs des stations-services dans les mêmes proportions. Le prix des carburants est en effet composé environ aux deux tiers de taxes prélevées par l'Etat. Fixes pour la plupart, elles représentent environ 1 euro par litre. Autrement dit, le pétrole brut ne représente finalement qu'un tiers du prix à la pompe.

À noter que les prix du diesel et de l'essence communiqués par le gouvernement sont des moyennes. Ces données n'empêchent pas les stations-service d'afficher les tarifs qu'elles souhaitent, plus élevés ou plus bas. Pour trouver le pompiste proposant les meilleurs prix à côté de chez vous, LCI vous propose de consulter ici sa carte interactive.   

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