Les constructeurs Fiat Chrysler et PSA discutent d’une fusion pour créer un géant de l’automobile

Automobile

ÉCONOMIE – Les constructeurs automobiles italo-américain Fiat Chrysler et français PSA Peugeot Citroën discutent d’une fusion afin de créer un géant du secteur.

Quelques mois après le projet de fusion avorté entre Fiat Chrysler et Renault, une nouvelle association pourrait voir le jour. Cette fois, c’est avec PSA Peugeot Citroën que le constructeur italo-américain Fiat Chrysler pourrait fusionner entre égaux, afin de créer une entreprise valorisée à quelque 50 milliards de dollars. Carlos Tavares, directeur général de PSA, deviendrait alors le patron de cette nouvelle société, tandis que John Elkann, président du conseil d’administration de Fiat Chrysler, occuperait les mêmes fonctions au sein du nouveau groupe.

L’union des deux constructeurs regrouperait les marques Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall. Elle permettrait au groupe français de revenir par la grande porte sur le marché américain, où Fiat Chrysler occupe des parts de marché importantes sur les segments présentant les marges les plus lucratives. Si les discussions se poursuivent, il n’existe aucune garantie qu’elles aboutissent à un accord, selon une source proche du dossier. Aucun des deux constructeurs n’a souhaité réagir.

L’Etat français reste vigilant

Actionnaire à environ 12% de PSA via Bpifrance, l’Etat français sera "particulièrement vigilant sur la préservation de l’empreinte industrielle, la gouvernance du nouvel ensemble, la préservation des intérêts patrimoniaux de la Bpifrance et la confirmation de l’engagement du nouveau groupe sur la création d’une filière industrielle européenne de batteries", a réagi ce mercredi le ministère de l’Economie et des Finances.

L’Etat "suit avec attention et ouverture les discussions engagées" entre les deux groupes, qui consacrent "le redressement de PSA avec le soutien de l’Etat", a encore affirmé Bercy.

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Force ouvrière juge le projet "attractif", Laurent Berger réclame "des garanties"

Premier syndicat chez PSA, Force ouvrière (FO) a souligné dans le même temps la "dynamique industrielle positive" du projet de rapprochement qu’il juge "attractif", tout en restant "particulièrement vigilant sur l’impact social". "Cela permettra à PSA d’avoir une taille plus importante vis-à-vis des gros comme Toyota ou Volkswagen", a estimé Patrick Michel, secrétaire FO du comité de groupement de PSA. Deuxième syndicat de l'entreprise, la CFE-CGC a pour sa part retenu "qu’il n’est pas prévu de fermeture de site en France dans le cadre de ce projet".

La CGT, troisième syndicat chez PSA, s’est montrée plus prudente, rappelant que "les Allemands et les Anglais ont payé le prix du rachat d’Opel-Vauxhall en terme d’emplois". Sur le plateau de l’émission Le Talk Le Figaro, le numéro 1 de la CFDT Laurent Berger a lui estimé "qu’être plus fort, plus costaud et plus gros n’est pas une mauvaise chose, mais qu’il faudra s’assurer de la capacité de la production sur le territoire national et européen et qu'il faudra des garanties sur l’emploi".

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