Moratoire sur le nouveau contrôle technique : ce qui devait changer en 2019

Automobile
AUTOMOBILE - Dès le 1er janvier prochain, de nouvelles normes anti-pollution devaient s'appliquer lors du contrôle technique. Vu l'impopularité de cette mesure, le Premier ministre a annoncé un moratoire de six mois sur l'entrée en vigueur de ce mesures.

Le nouveau contrôle technique attendra. À partir du 1er janvier 2019, de nouvelles règles devaient s'appliquer en France. Le but : limiter l'opacité des fumées des gazoles et de plusieurs polluants libérés par les moteurs à essence. Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi 4 décembre un moratoire sur l'entrée en vigueur de cette mesure. Dans le détail, les véhicules les plus concernés étaient  les diesels Euro 3,  mis en circulation entre 2001 et 2006. Pour les professionnels de l’automobile, certains moteurs auraient pu ainsi être recalés. 

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Contrôle technique : les centres agréés pris d'assaut

Opération décrassage du moteur

Selon les calculs du magazine L’Argus, cette mesure aurait pu obliger 15 % des véhicules roulant au gazole à passer une contre-visite. Et effectuer des réparations pour avoir le feu vert. "Ces nouveaux contrôles antipollution vont faire mal, notamment pour les propriétaires de diesel qui ont retiré leur filtre à particules ou pour ceux qui possèdent un modèle de 2007 qui n’a roulé qu’en ville, estimait le délégué général de 40 millions d’automobilistes, Pierre Chasseray. Mais on ne peut quand même pas laisser circuler des voitures qui n’ont pas été entretenues et qui ne respectent pas les normes."


Pour les garagistes en revanche, ce nouveau tour de vis s'annonçait comme une aubaine. Des centres proposaient déjà à leurs clients des éco-révisions et des opérations de décrassage du moteur, facturées autour de 50 euros.  En cas de non-respect des obligations du contrôle technique, le propriétaire du véhicule est passible d'une amende forfaitaire de 135 euros, pouvant grimper jusqu'à 750 euros en cas de retard de paiement.


Selon Fabrice Godefroy, président de l’association des diésélistes de France, contacté par Le Parisien, "un propriétaire de diesel qui prend régulièrement la route, ne fait pas de trop de ville et a correctement révisé son véhicule ne devrait pas avoir de problème." Avant de préciser à  notre confrère : "Les constructeurs doivent se mettre à la page et ne peuvent plus proposer une révision des véhicules, au bout de 20 000 kilomètres, où ils se contentent de changer le filtre à huile et le filtre à gazole."

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