Pétrole : pourquoi les cours ont chuté de 30% depuis leur pic du 3 octobre

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DÉGRINGOLADE - Monté très haut en octobre (près de 87 dollars pour le baril de Brent), l'or noir confirme désormais semaine après semaine son repli (61 dollars ce mardi midi). En cause notamment, une surproduction soutenue par Donald Trump. Résultat : à la pompe, le prix des carburants est aussi en baisse.

En théorie, l'or noir aurait pu dépasser la barre des 100 dollars le baril (soit 159 litres) cet automne, selon certains spécialistes s'étant risqués à donner leurs prévisions. Dans les faits, les cours du brut ont dégringolé de 30% depuis leur pic du 3 octobre. Ils se sont légèrement ressaisis ces lundi et mardi, après un repli fulgurant de 10% la semaine dernière, la plus forte chute hebdomadaire depuis près de trois ans.


Le Brent, la référence européenne du brut, est même passé brutalement sous la barre symbolique des 60 dollars vendredi dernier, avant de s'échanger à 60,70 dollars ce mardi 27 novembre à midi. Des cotations très éloignées des plus de 86 dollars atteints il y a sept semaines. Le Light sweet crude (WTI), la référence américaine, a pour sa part chuté à 50 dollars vendredi pour reprendre lui aussi quelques couleurs, s'échangeant finalement à 51,60 euros ce mardi à midi. Une cotation encore très éloignée des 76 dollars de début octobre.

Début octobre, les cours à leur plus haut niveau en quatre ans

Ces deux cours n'étaient pas tombés aussi bas depuis octobre 2017. En cause, une offre surabondante provenant de la Russie et de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) -Arabie saoudite en tête- qui fait désormais chuter les prix du baril -et donc, avec un décalage, le prix des carburants à la pompe. Sans oublier que, de son côté, la production américaine bat son plein, grâce à une exploitation effrénée du pétrole de schiste.  


Précédemment, l'arrivée de la  mise en place de l'embargo pétrolier américain sur l'Iran le 4 novembre avait, à l'inverse, provoqué par anticipation des tensions sur les prix. Les cours s'étaient donc alors envolés jusqu’à leur plus haut niveau en quatre ans à l'approche des restrictions redoutées. Jusqu'à ce que, sous l'impulsion de Donald Trump, la situation ne se retourne. La veille de la mise en place des restrictions, le président américain avait en effet fini par accorder des exemptions à huit pays, dont la Chine et l'Inde.

Les regards sont désormais tournés vers la prochaine réunion de l'Opep, début décembre à Vienne, lors de laquelle il pourrait être décidé de réduire la voilure pour casser la spirale de baisse. Ce qui déplairait à Donald Trump qui fait son maximum pour maintenir la pression, comme en témoigne son tweet posté lundi : "C'est tellement super que les prix du pétrole chutent (merci Président T). 

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