Radars automatiques : un milliard de recettes en 2017, où l'argent est-il allé ?

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PV - Les neuf dixièmes du milliard de recettes issues des amendes générées par les radars automatiques l'an dernier ont servi à financer la lutte contre l'insécurité routière, selon les grandes lignes d'une annexe du projet de Budget 2019 synthétisée ce mardi par la Sécurité routière.

Les 17 millions d'amendes issues des 4.446 radars automatiques couvrant le territoire l'an dernier ont généré 1,013 milliard d'euros. Cette somme est principalement utilisée pour améliorer la sécurité sur les routes et donc, en définitive, faire baisser le nombre de blessés et de morts sur les routes. Une annexe au projet de loi de finances pour l'année 2019 détaille sur 49 pages les différentes affectations de ces PV issus du contrôle automatisé. La Sécurité routière en publie ce mardi 23 octobre une synthèse, dont voici les grandes lignes.


Moins d'un dixième des amendes récoltées (8,8%), soit 88,7 millions d'euros, est affecté au désendettement de l'Etat. Le reste, c'est-à-dire la quasi-totalité des recettes (92,2%), soit 924,5 millions d'euros, a été consacré à la lutte contre l'insécurité routière, en particulier à travers l'amélioration du réseau routier. 

Financer le déploiement et l'entretien des radars

Concrètement, outre la réduction de la dette publique, cet argent a profité à trois types d'institutions. 


• L'Agence de financement des infrastructures de transports de France (AFITF) a reçu 405,5 millions d'euros. Cet organisme créé en 2004 est chargé de financer les projets d'infrastructures nationales. Concrètement, sa mission consiste à moderniser le réseau routier et à sécuriser des itinéraires sur l’ensemble du territoire. Rien que le bitumage du réseau routier national a nécessité près de 270 millions d'euros en 2017.


• Les collectivités territoriales ont reçu 270 millions d'euros. Elles sont chargées d'une partie des aménagements routiers tels que les carrefours ou les arrêts de transports en commun notamment. 


 • La Délégation à la sécurité routière (DSR) a reçu 249 millions d'euros. Cette somme sert à déployer et entretenir les radars, à gérer le système de gestion des points de permis (y compris l'expédition des lettres informant les contrevenants) et à financer les études et les campagnes de communications destinées à lutter contre les mauvais comportements sur la route.  


Depuis la mise en place des contrôles automatisés en 2003, les recettes des radas n'ont cessé d'augmenter. Après avoir franchi la barre du milliard d'euros en 2017, elles devraient rapporter 1,029 milliard d'euros en 2018, selon des estimations du gouvernement. Pour 2019, les autorités tablent sur une hausse de 12%, en raison notamment de l'abaissement à 80 km/h (depuis juillet 2018) de la vitesse maximale autorisée sur les routes nationales. 

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