Radars détruits par les Gilets jaunes et toujours hors-service : "Un problème de stock et de logistique"

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AUTOMOBILE - Conséquence du mouvement de colère des Gilets jaunes, de nombreux radars sont actuellement hors-service. L'Etat affirme vouloir remédier à cette situation, en les remplaçant tous un par un. Mais il est confronté à des problèmes de stock et de logistique, comme l'explique à LCI Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

Bâchés, déguisés, recouverts de peinture, incendiés... : ces dernières semaines sur le bord des routes, les radars sont devenus inoffensifs. Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, ces appareils, assimilés à des pompes à fric et perçus comme des symboles des taxes imposées aux automobilistes, sont en effet la cible des manifestants. 


Si la Sécurité routière refuse de dire combien de radars ont été vandalisés et sont actuellement hors service - "pour éviter un effet de surenchère et pour que les gens ne modifient pas leur façon de rouler" explique à LCI Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière-, le site radars-auto.com estime que les deux tiers ont été touchés.

Mais l'Etat a bien pour objectif d'y remédier. "Nous faisons de notre mieux pour réparer ceux qui ont été vandalisés, et tous les radars qui ont été détruits devront être remplacés. Nous allons essayer de faire le plus vite possible. Nous avons la logistique pour en remplacer de temps en temps, là l’ampleur est plus importante" souligne Emmanuel Barbe. "La destruction de radars est en augmentation sensible depuis le mois de novembre donc il faut s’organiser. Il faut prendre en considération que ce sont les vacances, que nous avons des problèmes de stock" ajoute-t-il.

Ne pas attendre la fin du mouvement des Gilets jaunes

Mais l'Etat n'a-t-il cependant pas intérêt à suspendre ces remplacements et à attendre que la colère des Gilets jaunes soit moins forte ? "Non, nous n'avons pas cette volonté" nous répond le délégué interministériel à la sécurité routière. "La gestion est aussi faite localement, donc chaque préfet apprécie la situation sur son territoire." Bien sûr, tout cela aura un coût.  Emmanuel Barbe l'estime à "plusieurs dizaines de millions d'euros". "Mais le plus dramatique est que cela aura un impact sur la mortalité" prévient le délégué interministériel. 


A l'approche de la nuit de la Saint-Sylvestre, l'Etat a-t-il prévu de mettre en place des dispositifs de substitution pour contrôler la vitesse des automobilistes ? "La nuit du Nouvel an est toujours préoccupante. Elle est cependant plus liée à l’alcool et aux stupéfiants. Nous allons plutôt mettre l’accent sur les contrôles d’alcoolémie. Mais nous avons bien sûr la capacité de faire du contrôle mobile" conclut Emmanuel Barbe.

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