Tarifs des péages : une hausse finalement moins importante que prévu ?

Tarifs des péages : une hausse finalement moins importante que prévu ?
Automobile

BAISSE - La hausse des tarifs des péages se limitera à 0,85% en moyenne au 1er février, selon le Journal du dimanche. Le gouvernement avait pourtant initialement prévu une augmentation située entre 1% et 1,5%. En cause : le recul de l'inflation.

Le secrétaire d'État chargé des Transports avait parlé un peu vite quand il avait annoncé, le 3 novembre sur RTL, une hausse de 1 à 1,5% des tarifs des péages. Selon les informations du Journal du dimanche (JDD) paru ce 17 novembre, la grille traditionnellement réévaluée le 1er février de chaque année n'augmenterait finalement que de 0,85% en moyenne. Les différents concessionnaires viendraient en effet d'arrêter avec l’exécutif leurs futures hausses. À noter cependant que les tarifs doivent encore être validés par l'État en janvier. 

Lire aussi

En détails, toujours selon le JDD,  les prix croîtraient ainsi de 0,71% sur réseau autoroutier Cofiroute, de 0,74% pour SAPN, de 0,75% pour la Sanef, de 0,87% pour APRR, de 0,88% pour Escota, de 0,96% pour ASF et de 1,07% pour Area. Concrètement, par exemple, relier Paris à Lille en roulant sur le réseau Sanef coûterait ainsi à l'avenir 17 euros (au lieu de 16,90 euros actuellement). Un Paris-Deauville opéré par SAPN coûterait pour sa part  21 euros (contre 20,80 euros) ou encore un Lyon-Orange géré par ASF passerait à 17,90 euros (contre 17,70 euros). 

En vidéo

Péages sans barrières : la fin des bouchons ?

Pour mémoire, l'année dernière, les tarifs avaient augmenté de 1,8 à 1,9%  ? Comment expliquer cette réévaluation revue à la baisse ? Le recul continu de l'inflation (0,6% en octobre hors prix du tabac) en est la principale cause. Car comme le rappelle le journal, le calcul des tarifs des péages s'appuie à 40% sur l'évolution des prix à la consommation. Deux autres éléments pèsent en outre à hauteur de 20% : d'une part la compensation du plan de travaux sur les autoroutes de 700 millions d'euros demandée par l'État aux compagnies en 2016, d'autre part le rattrapage du gel des tarifs décidé en 2015. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter