Véhicules électriques : le parc automobile de l'Etat toujours aussi polluant

Véhicules électriques : le parc automobile de l'Etat toujours aussi polluant
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MAUVAIS EXEMPLE - Conseil de défense écologique, visite d'Emmanuel Macron à la Mer de Glace au-dessus de Chamonix... L'Etat affiche son souci de l'environnement, pourtant son parc automobile est encore très polluant.

À vélo, en voiture électrique ou hybride... L'Etat invite tous les Français à se déplacer en polluant le moins possible, mais donne-t-il l'exemple ? Notre enquête montre l'inverse. 90% du parc automobile des administrations est composé de voitures à moteur thermique. La part des voitures hybrides et électriques ne représente que 5,5% et 4,5%. On est bien loin des 50% de véhicules propres fixés par la loi de transition écologique.

"Le discours c’est : on met des objectifs très haut et on fait ce qu’on peut. En l'occurrence sur la voiture électrique pour l’instant ils n’ont pas fait grand chose", observe Francois Tarrain, journaliste à Auto Plus. "L’État est comme monsieur tout le monde. Quand il achète des électriques il se rend compte que l’usage de ces motorisations n’est pas si évidente que ça, n’est pas si polyvalente que ça, et ne correspond pas à ses besoins".

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Les véhicules hybrides prisés par certaines unités de police

L’administration se justifie en expliquant que les véhicules électriques auraient une trop faible autonomie, il n’y aurait pas suffisamment de bornes de recharge et les modèles trop petits seraient incompatibles avec ses besoins. Ou alors, il faudrait se tourner vers les marques étrangères. 

Inimaginable pour l'Etat français ? C’est pourtant ce qu’a fait l’un de ses services, et pas n’importe lequel : la police. Depuis deux ans, certaines unités possèdent une flotte de véhicules hybrides de marque allemande qui a prouvé son efficacité en mission opérationnelle, la réduction sonore du bruit du moteur constituant un avantage lors de certaines interventions.

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"L'offre est là"

Aujourd’hui, les constructeurs français ont rattrapé leur retard en développant des modèles performants. Pour François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobiles, c'est désormais à l’Etat de s’engager : "On ne peut pas avoir un double langage, dire qu’il faut aller dans l’électrique et puis ne garder que des véhicules thermiques. Maintenant, vous avez dans les deux groupes français une offre considérable de véhicules électriques pour tout usage. Pour des trajets courts avec des passagers, des véhicules utilitaires, hybrides et rechargeables donc vraiment l’offre est là.”

 

Et si l’exemple venait des collectivités locales ? Même les villes de taille modeste s’y mettent, à l'instar de la commune de Fontenay-le-Fleury (Yvelines), qui possède quatre voitures électriques sur un parc de vingt véhicules. "Ce sont des véhicules qui sont agréables à conduire et qui se prêtent aux usages", explique Philippe Jacquemoire, directeur général des services à la mairie de Fontenay-le-Fleury. "On fait des trajets assez courts en fait. De notre commune à la préfecture, à la trésorerie, c’est quelques kilomètres." La mairie est même allée plus loin en mettant à la disposition des habitants de la commune un service de location de voitures électriques. 

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