Contrôle technique : pourquoi les automobilistes l'évitent de plus en plus

Contrôle technique : pourquoi les automobilistes l'évitent de plus en plus

ENTRETIEN - Le nombre de contrôles techniques a reculé de près de 4% en 2019 par rapport à l'année précédente. Certains automobilistes préfèrent en effet ne pas s'y soumettre de peur de devoir payer des réparations. En cause : les durcissements intervenus en mai 2018 et juillet 2019.

L'examen est redouté par certains automobilistes craignant de devoir payer de coûteuses réparations ou de voir leur véhicule immobilisé. Résultat : le contrôle technique est boudé par un nombre grandissant d'entre eux. Le nombre de ces visites à effectuer obligatoirement tous les deux ans pour les véhicules de plus de quatre ans a en effet chuté de 3,57% en 2019 par rapport à 2018... alors que le nombre de véhicules continue d'augmenter. 

Dans le détail, selon les statistiques publiées mi-février  dans son bilan annuel par l'Organisme technique central, une organisation liée au ministère des Transports, 738.753 contrôles techniques de moins ont été effectués en 2019. Cette baisse "confirme la situation préoccupante du marché", s'alarme le Conseil  national des professions de l'automobile, la première organisation professionnelle dans la branche des services de l’automobile. 

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Ces chiffres signifient en effet que de nombreux véhicules potentiellement dangereux ou polluants continuent de circuler sur les routes sans avoir passé le contrôle technique. Les propriétaires s'y soustraient donc au risque d’écoper de l'amende de 135 euros prévue en cas de contrôle technique invalide. La raison principale ? L'examen est devenu plus strict en mai 2018 avec davantage de points de contrôles et de défaillances pouvant être mises au jour. Parmi les centaines de défaillances listées, 127 sont considérées comme critiques et entraînent donc l'obligation de réparation dans les 24 heures. 

Depuis juillet 2019, le contrôle technique met en outre l'accent sur le taux d'émission des gaz polluants et l'opacité des fumées des moteurs diesel. Les propriétaires doivent ainsi notamment vérifier plus fréquemment l'état de leur filtre à particules et de la vanne EGR... dont le remplacement coûte respectivement environ 2.000 euros et 350 euros. 

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