C'est la première cause de mortalité sur autoroute : les bons réflexes pour éviter de somnoler au volant

C'est la première cause de mortalité sur autoroute : les bons réflexes pour éviter de somnoler au volant
Automobile

VACANCES - La somnolence et la fatigue comptent parmi les principaux facteurs d'accident sur autoroute. Comment éviter le coup de barre ? Passage en revue de ce qui fonctionne et des idées reçues avant ce week-end de chassé-croisé classé "noir" par Bison Futé.

Sans que l'on sache bien si nous nous trouvons déjà ou non, dans le fameux "monde d'après", celui bouleversé par la pandémie de Covid-19, un constat s'impose pour ces vacances d'été : crise sanitaire oblige, les Français privilégient massivement la voiture pour partir, considérant son usage comme une forme de geste barrière. 

Selon un sondage de la Prévention routière, effectué  avant le week-end du 14 juillet, huit vacanciers français sur dix comptaient ainsi utiliser cet été un moyen de transport individuel. Ce qui inquiétait les autorités. Un constat encore plus valable pour ce week-end de fin juillet-début août, avec un chassé-croisé classé "noir" par Bison Futé.

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Dans ce contexte, beaucoup d'automobilistes sont tentés de fuir les aires d'autoroutes, ou d'y passer le moins de temps possible, même si les concessionnaires autoroutiers multiplient les actions pour prouver que leurs aires sont saines afin d'inciter les vacanciers à s'y arrêter. Or, pendant un long trajet, se reposer est primordial, la somnolence et la fatigue comptant parmi les facteurs majeurs d'accident. Sur autoroute, c'est même la première cause de mortalité, à hauteur de 25% des cas. Passage en revue de ce qu'il convient de faire, pour réduire le risque d'endormissement au maximum.

Guetter les symptômes

Les paupières qui deviennent lourdes, les yeux qui picotent, la nuque qui se raidit, la difficulté à se concentrer, les bâillements répétés, la position assise devenant très inconfortable, les douleurs dorsales, les jambes qui fourmillent et le besoin incessant de changer de position sont les principaux signes qu'il faut s'arrêter au plus vite pour faire une pause. Savoir les reconnaître, c'est la première, et sans doute la plus efficace des protections. Au fait, ouvrir grand la fenêtre et mettre la radio ou la musique très fort n'a aucune chance de vous maintenir éveillé.

Faire des pauses, oui, mais...

Bien sûr, lorsque les signes guettent, il convient de s'arrêter sur une aire de repos. Toutefois, il est très important de sortir de son véhicule, de marcher un peu et de prendre l'air. Et si vous comptez boire un café pour vous tenir éveillé, sachez bien que celui-ci ne fera effet qu'au bout d'une vingtaine de minutes, soit la durée minimale à donner à votre pause. L'idéal, disent les spécialistes, est en fait de s'accorder, après avoir pris l'air, une micro-sieste. 

Il faut enfin réduire le temps passé au volant à huit heures, grand maximum, par jour. Sans quoi, les pauses ne suffiront plus. "On constate que même les professionnels de la route, qui conduisent sur cette durée s'endorment, même en faisant des pauses régulières. Ce sont des endormissements de dix à douze minutes en moyenne, bien sûr par petits épisodes de quelques secondes, mais vraiment, les gens sont alors incapables de rester vigilants", assure à TF1 le professeur Damien Léger, neurologue spécialiste du sommeil à l'hôpital Hôtel-Dieu de Paris.

Se faire aider par la technologie

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Il fallait y penser : des applications pour smartphones dédiées à cette problématique existent désormais. Dans la vidéo ci-dessus, TF1 cite l'exemple de CORE, une start-up lilloise qui en a développé une à l'adresse des professionnels du transport routier. "Notre application mobile, elle mesure et elle prédit l'endormissement au volant, grâce à la mesure des battements du cœur. Elle va ensuite donner en direct l'alerte au chauffeur, jusqu'à vingt minutes avant les risques de changement de comportement", détaille ainsi Nicolas Vera, son directeur général. Il faudra, pour que cela fonctionne, porter une montre ou un brassard connecté. Car, contrairement au conducteur raisonnable, on n'arrête pas le progrès.

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