Retour aux 90 km/h : les conditions drastiques imposées par le gouvernement font polémique

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Le 13h

CONTESTATION - Les préfets viennent de recevoir une circulaire gouvernementale listant toutes les conditions pour repasser aux 90km/h sur les routes départementales. Les élus qui souhaitent repasser à cette vitesse critiquent vivement ces modalités.

Environ une trentaine de départements ont l'intention de repasser aux 90 km/h sur les routes départementales. Certains ont déjà commencé à le faire. Mais le gouvernement vient d'envoyer il y a quelques jours aux préfets toutes les conditions nécessaires. A chaque fois qu'ils envisagent un retour aux 90 km/h, les départements doivent tout d'abord solliciter un avis consultatif de la Commission départementale de sécurité routière (CDSR, composée de représentants de l'Etat, des élus locaux  et d'associations) présidée par le préfet.

La circulaire dresse surtout la liste des conditions dans lesquelles les représentants de l'Etat au sein de la CDSR pourront approuver les dérogations sur "chaque section de voie" proposée. Et cette liste, qui reprend les préconisations du Conseil national de la sécurité routière formulées cet été, est longue : les tronçons de route concernés doivent, entre autres, faire "au moins 10 km", ne doivent pas accueillir "des arrêts de transports en commun" ou être "traversés de chemins de grande randonnée ou de véloroutes" (pistes cyclables de moyenne ou longue distance). Pas question non plus d'un retour sur une route où circulent des tracteurs.

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"C'est une mesure inapplicable"

Résultat : les élus des départements concernés sont vent debout. C'est notamment le cas dans le Cantal, l'un des départements les plus ruraux de France. "C’est une mesure inapplicable. On nous fait détailler 400 bouts de route pour savoir si on les met à 80 ou à 90. Les gens ne comprendront pas et ne pourront pas appliquer ça. Donc ce n’est pas possible. Il nous faut la mise en route globale du 90 km/h", affirme à TF1 Didier Achalme, le vice-président du Conseil départemental, en charge des infrastructures.

 La circulaire rappelle également que les gestionnaires des voiries (mairies et conseils départementaux) devront financer et installer eux-mêmes les nouveaux panneaux signalant le relèvement à 90 km/h au début de chaque section et après chaque intersection, ainsi que, à la fin du tronçon, ceux qui indiquent la nouvelle vitesse maximale.

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