Accusations de viol dans le patinage : Didier Gailhaguet reconnait des "erreurs, pas des fautes"

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Violences sexuelles : grand déballage dans le monde du patinage

EXPLICATIONS - Didier Gailhaguet, patron de la Fédération française des sports de glace a réagi ce lundi, après son entrevue avec la ministre des Sports, Roxana Maracineanu. Cette dernière réclame désormais sa démission, lui affirme n'avoir été "ni écouté ni entendu".

Didier Gailhaguet riposte. Dans la foulée de la conférence de presse de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu réclamant sa démission, le patron de la Fédération française des sports de glace (FCSG) s'est montré ... très combatif.  Et promet d'ailleurs des explications lors d'une rencontre avec la presse, qui se tiendra ce mercredi 5 février. 

Le président au règne quasi absolu de la FFSG est dans le viseur du ministère qui l'a sommé de s'expliquer, ce lundi, au sujet du maintien en poste de Gilles Beyer, accusé de viol trente ans après les faits par la championne Sarah Abitbol, mais déjà soupçonné d'attitudes peu appropriées à l'époque. 

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Dans une conférence de presse improvisée, Didier Gailhaguet a regretté que la ministre des Sports ne l'ait pas "entendu ni écouté". Il reconnait avoir fait des "erreurs, pas des fautes". Il se dit "atterré par le mal qui a été fait par quelques prédateurs malveillants qui les ont violé, prenant leur innocence pour en faire des victimes traumatisées à vie, c’est ça qui me touche beaucoup". Il s'est ensuite défendu en expliquant qu'il avait découvert les faits, dans la presse. 

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Puis, il a réglé ses comptes et ciblé les anciens ministres des sports. Dont Marie-Georges Buffet qui sont, pour lui, "les premiers responsables". "Les ministres de l'époque qui, par leur lâcheté, leur incompétence et volte face ont permis de laisser ces personnes sur la glace (...)  J'apporterai donc à l'occasion d'une conférence de presse, mercredi à la FFSG, un certain nombre d'information susceptibles de vous intéresser", a promis le président de la FFSG qui n'a, pour l'heure, pas encore démissionné. 

Il a expliqué avoir découvert la majorité des faits dans la presse et dans un livre. "Certains datent de trente ans. D'autres m'ont été caché durant mon mandat. Trente ans de silence c'est aussi trente ans de méconnaissance des faits puisqu'aucune plainte n'a été déposée : les casiers judiciaires sont vides. Par contre, les autres cas ont été traités sans complaisance, je n'ai pas pu les aborder avec la ministre. Ces faits, nous les rejetons, nous ne les supportons pas, nous les haïssons", a expliqué Gailhaguet. "La FFSG et ses cadres techniques ne sont pas un ramassis de prédateurs sexuels ayant le viol comme culture. J’ai patiné, entraîné, au sein de cette fédération. Je suis un homme clean" s'est-il défendu alors qu'il lui est notamment reproché le maintien en poste de l'entraîneur accusé de viol par Sarah Abitbol.

Interrogé sur son intention ou non de démissionner, il a répondu : "On va réfléchir à tout ça", renvoyant à une conférence de presse mercredi. Et d'indiquer qu'il réunissait cette semaine, les hautes instances de la Fédération française, pour en discuter.  Si Roxana Maracineanu ne peut pas limoger l'ex-patineur de 66 ans, mais elle a rappelé que les fédérations recevaient de l'argent public et a aussi évoqué "l'arme atomique", celle du retrait de la délégation de l'Etat.

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