Arrêté pour harcèlement sexuel, Earvin Ngapeth remis en liberté conditionnelle

Arrêté pour harcèlement sexuel, Earvin Ngapeth remis en liberté conditionnelle
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JUSTICE - Arrêté lundi à Belo Horizonte, au Brésil, et accusé de harcèlement sexuel pour avoir giflé les fesses d'une femme, Earvin Ngapeth a été remis en liberté conditionnelle ce mardi. L'international français doit prochainement rentrer en Europe. Pour sa défense, il évoque un "malentendu".

Earvin Ngapeth va rentrer en Europe dans les prochaines heures. Arrêté lundi à Belo Horizonte, au Brésil, et accusé de harcèlement sexuel, ce qu'il prétend être un "malentendu", le volleyeur tricolore a été remis en liberté conditionnelle ce mardi 10 décembre. La juge Fabiana Cardoso Gomes a ordonné le paiement d'une caution de 10.000 euros, la parquet n'ayant pas demandé son maintien en détention, a expliqué à l'AFP son avocat brésilien, Me Dino Miraglia. Le ministère public brésilien devra désormais décider s'il renvoie la star de l'équipe de France devant la justice ou s'il déclare un non-lieu. 

Dans la nuit du 9 décembre, lors d'une fête pour célébrer la fin du Championnat du monde des clubs, qu'il a disputé avec son équipe du Zenit Kazan, Ngapeth a mis une main aux fesses d'une femme de 29 ans dans une discothèque. Celle-ci était accompagnée de son compagnon et d'un ami. Elle a réagi en portant un coup au bras du joueur et a appelé la police, qui les a alors conduits dans un commissariat. Selon la police, l'international tricolore a reconnu les faits et a présenté ses excuses, expliquant avoir confondu la victime avec une amie et que, "en France, toucher les fesses d'une femme ne constituait pas une agression, ni une offense". 

Aucun délit à caractère sexuel n'est fondé- Me Hugues BOUGET, avocat d'Earvin NGAPETH

Dans un communiqué, transmis ce mardi à la presse, son avocat Me Hugues Bouget a clarifié la situation, plaidant pour un "malentendu". "Le joueur a confondu, lors d'une soirée en discothèque, une amie du groupe avec lequel il se trouvait avec une parfaite inconnue et a eu un geste, de fait, qu'elle a pu considérer comme inconvenant à son égard. Comprenant rapidement sa méprise et évidemment sincèrement désolé de la situation, Earvin Ngapeth s'est immédiatement excusé auprès de cette dernière", a-t-il écrit. "Ce n'était qu'une blague avec une amie, sans strictement aucune intention de la part du joueur de réaliser un geste inapproprié vis-à-vis de la plaignante. Autrement dit, aucun délit à caractère sexuel n'est fondé."

Pour réaffirmer la bonne foi du volleyeur du Zenit Kazan dans cette affaire de mœurs, il a renouvelé les excuses formulées par son client devant la police. "Il regrette l'ampleur prise par cette histoire qui s'avère totalement déconnectée de la réalité des faits et qui est à l'opposé de la considération et du respect qu'il a toujours porté aux femmes. Earvin Ngapeth est surtout attristé d'avoir causé, même parfaitement involontairement, un désagrément à cette femme et lui renouvelle ses excuses."

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Souvent présenté comme l'enfant terrible du volley tricolore, ce n'est pas la première fois qu'Earvin Ngapeth a des démêlés avec la justice. En mai 2018, il avait été condamné à un an de prison avec sursis en Italie pour avoir pris la fuite après un accident de la route. Également cette année-là, il avait été disculpé en appel pour une altercation avec un agent SNCF, datant de 2015. Il avait également été relaxé en juin 2017 dans une autre affaire, remontant à 2013, pour une rixe en boîte de nuit à Montpellier.

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