Attentat contre deux mosquées à Christchurch : "en état de choc", l'équipe de cricket du Bangladesh a évité le drame de justesse

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MIRACULÉS - Les membres de l'équipe nationale de cricket du Bangladesh se trouvaient près de la mosquée Al-Noor, au moment de l'attentat perpétré contre deux lieux de culte musulman ce vendredi à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Témoins de la fusillade, ils en sont ressortis indemnes mais restent "en état de choc".

L'équipe de cricket du Bangladesh a réchappé au pire. Ce vendredi 15 mars, au moins 49 personnes ont été tuées et 48 blessées, dont 20 grièvement, lors d'une attaque terroriste perpétrée contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, selon un bilan toujours provisoire. Les joueurs bangladeshi, en tournée en Nouvelle-Zélande, se rendaient en bus à la mosquée Masjid Al Noor, près d'Hagley Park, lorsqu'ils ont entendu des coups de feu.


Peu de temps après, le correspondant d'ESPN, Mohammad Isam, a tweeté des images de l'équipe de cricket fuyant le lieu de l'attaque. "Au bout de cinq minutes, un des joueurs a appelé pour demander de l'aide. Il nous a dit de nous sauver, que quelqu'un était en train de tirer (dans la mosquée, ndlr). Je ne l'ai pas pris au sérieux au début mais sa voix s'est brisée (...) Il y avait des coups de feu à ce moment-là. J'ai vu un cadavre et une personne courir vers moi avec une épaule ensanglantée", a raconté le journaliste à la BBC. "Nous avons traversé le parc. Nous y sommes restés environ une heure. (...) Les joueurs étaient en train de se décomposer, ils en avaient vu beaucoup trop pendant les quinze minutes où ils sont restés bloqués dans le bus. Ils ont entendu des coups de feu, vu des gens tomber par terre et plonger sous le bus."

Aucun d'entre eux n'a été blessé pendant la fusillade. "Toute l'équipe est saine et sauve", a rassuré le batteur de l'équipe, Tamim Iqbal, sur Twitter. Mushfiqur Rahim, son coéquipier, a précisé que l'équipe était "extrêmement chanceuse" et qu'il "ne veut plus jamais que ces choses se reproduisent". Selon un porte-parole bangladeshi, "ils sont sont en sécurité. Mais ils sont en état de choc. Nous avons demandé à l'équipe de rester confinée dans son hôtel."

Déjà des précédents au Pakistan

Suite à cet attentat meurtrier, le directeur du cricket néo-zélandais, David White, a décrit la décision de stopper la tournée "comme une évidence" et a expliqué que les deux équipes n'ont jamais envisagé de jouer le match, programmé ce samedi 16 mars. "Nous sommes tous d'accord pour dire qu'il est inapproprié de jouer au cricket à ce moment", a-t-il conclu. L'équipe nationale de cricket du Bangladesh va rentrer chez elle "dans les prochaines heures".

Ce n'est pas la première fois qu'une attaque terroriste pousse les organisateurs à mettre fin à une tournée internationale de cricket. En 2002, l'équipe néo-zélandaise avait abandonné sa tournée au Pakistan lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser devant son hôtel à Karachi. En 2009, la formation sri-lankaise avait été prise pour cible par douze hommes armés à Lahore, toujours au Pakistan. Six membres de l'équipe avait été blessés, six policiers et deux civils tués.

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