AUDIO - Mort de Kobe Bryant : le message d'alerte de la tour de contrôle juste avant le crash

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Le 20h

DISPARITION - La star de la NBA et légende du basket-ball, Kobe Bryant, est morte dimanche dans le crash de son hélicoptère. Huit autres personnes ont péri dans cet accident, dont sa propre fille de treize ans. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de ce drame, qui pourrait être dû à une mauvaise météo.

Il était le numéro 24 sur le parquet, mais le numéro un pour beaucoup. Au lendemain de la mort tragique du basketteur Kobe Bryant, légende de la NBA, l’émotion était vive aux Etats-Unis mais également à travers le monde entier. Champion adulé, admiré, l’ancienne star des Lakers est parti tragiquement à 41 ans, dans un dramatique accident d’hélicoptère. Avec lui se trouvaient sa fille Gianna, 13 ans, et sept autres personnes, tuées elles aussi.

Les conditions météorologiques sont-elles à l’origine du crash ? Pour l’heure, c’est la piste privilégiée par les autorités et les experts, plutôt que celle d’un éventuel problème mécanique. Dimanche, à 9h du matin heure locale, le temps était brumeux à Los Angeles. L’hélicoptère privé de Kobe Bryant a décollé malgré cela. Le Washington Post, citant des enregistrements audio du contrôle aérien, a indiqué que le pilote de Bryant avait bel et bien reçu l'autorisation de voler. 

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Parti d’Orange County, où résidait Bryant, l’hélicoptère devait se rendre à la Mamba Academy, un centre sportif, propriété de la star, situé à Newbury Park, à 135 km de là. Gianna devait y avoir un entraînement de basket. Mais peu avant 10h, c’est le drame : l’appareil s’écrase. Aucun passager n'a survécu.

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Manque de visibilité

Selon les premiers éléments de l'enquête relayés par les médias américains, les données de vol font état de difficultés apparues alors que l'engin survolait le zoo de Los Angeles. Peu avant l’accident, la liaison radio avec la tour de contrôle fait état du danger à voler si bas, à cause du manque de visibilité. "Vous volez toujours trop bas pour qu’on puisse suivre votre vol". Quelques minutes plus tard, l'hélicoptère a semble-t-il heurté une colline haute d'environ 520 mètres, avant de prendre feu. Des témoins ont déclaré aux médias locaux que l'hélicoptère semblait voler très bas et avoir du mal à se stabiliser, avant de percuter la colline.

Une défaillance moteur très peu probable

Après le drame, la police de Los Angeles (LAPD) a indiqué que le manque de visibilité était tel que ses propres hélicoptères avaient été laissés au sol en matinée. "La probabilité d'une grave défaillance des deux moteurs de cet engin est quasi nulle", a par ailleurs confié au Los Angeles Times un ancien pilote de la compagnie Island Express, Kurt Deetz, qui a transporté à plusieurs reprises Kobe Bryant. Selon l'Association locale des opérateurs d'hélicoptères, Island Express, habituée à transporter des célébrités dans la région de Los Angeles, "a toujours fait de la sécurité sa priorité numéro un".

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Les enquêteurs fédéraux ont commencé à examiner l’épave. L'agence américaine chargée de la sécurité dans les transports (NTSB), qui a annoncé avoir dépêché une équipe de 18 personnes en Californie, mène l'enquête aux côtés du régulateur américain de l'aviation, la FAA. Alex Villanueva, le shérif du comté de Los Angeles, a prévenu que celle-ci "pourrait prendre du temps", tout en appelant les fans à ne pas se rendre sur les lieux du sinistre, difficilement accessibles dans les collines escarpées de Calabasas, au nord-ouest de L.A.

Les débris éparpillés "sur 180 mètres"

Lors d'un point presse tenu lundi, la NTSB a qualifié la scène d'accident de "vraiment terrible", précisant que "les débris étaient éparpillés sur environ 180 mètres". "Nous ne sommes pas ici pour déterminer la cause de l'accident, nous ne la
déterminerons pas sur cette scène", a expliqué Jennifer Homendy, ajoutant que l'appareil n'avait pas de boîte noire car celle-ci n'était pas nécessaire sur ce type d'hélicoptère. "Nous serons là, environ cinq jours sur place, pour recueillir des preuves
périssables", a-t-elle aussi dit.

Alex Villanueva a pour sa part expliqué que les médecins légistes étaient toujours en phase de collecte et d'identification "des restes" des corps des victimes. "C'est une tâche très difficile, ça va prendre du temps", a-t-il déclaré.

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