Coronavirus : les Jeux olympiques de Tokyo pourraient ne jamais avoir lieu

Coronavirus : les Jeux olympiques de Tokyo pourraient ne jamais avoir lieu
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SPORTS - Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a admis que les Jeux olympiques de Tokyo, repoussés d'un an face à l'épidémie de Covid-19, seront annulés s'ils ne se tiennent pas en 2021.

Longtemps, le Comité international olympique (CIO) a semblé inflexible. Jusqu'au-boutiste dans sa volonté de maintenir l'édition 2020 des Jeux olympiques à Tokyo, malgré la pandémie de Covid-19 et le confinement planétaire consécutif. Ce n'est désormais plus le cas. Ce jeudi 21 mai, Thomas Bach, président du CIO, a en effet pour la première fois admis publiquement, sur les ondes de la BBC, que ces JO, déjà reportés à 2021, n'auraient pas lieu s'il fallait encore les repousser.

"Je comprends bien la position de nos partenaires japonais", a-t-il déclaré tandis qu'on l'interrogeait sur les propos du patron du comité d'organisation, Yoshiro Mori, qui avait estimé fin avril que si la pandémie est toujours en cours l'été prochain "alors il faudra annuler". Sans doute une manière, pour Thomas Bach, d'accepter et de diffuser l'idée hypothétique de s'asseoir sur l'immense manque à gagner financier.

Un "travail de mammouth"

"On ne peut pas éternellement employer 3.000 ou 5.000 personnes au sein du comité d'organisation. On ne peut pas modifier le calendrier sportif mondial de toutes les principales fédérations. On ne peut pas laisser les athlètes dans l'incertitude", a-t-il argué, soulignant le "travail de mammouth" que représente déjà ce report et la réorganisation en cascades des compétitions majeures qui en découle. Tout en réitérant "l'engagement clair à ce que les Jeux se tiennent en juillet prochain", le patron du CIO a donc reconnu qu'il faut "être prêt à différents scénarios".

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Des mesures de "quarantaines pour une partie des athlètes et des participants" ne sont pas à exclure. Thomas Bach n'a, du reste, pas voulu répondre à la question de savoir si la mise au point d'un vaccin était une condition sine qua non pour la tenue des JO, mais il n'a pas caché son peu d'enthousiasme pour des Jeux sans spectateurs. "C'est ce qu'on ne veut pas, car l'esprit olympique, c'est d'unir les fans, ce qui fait des Jeux un événement aussi unique, c'est qu'il y a côte à côte des spectateurs venus du monde entier dans un même stade olympique", a insisté l'ancien escrimeur. Puis de conclure : "Quand nous aurons une idée claire de ce à quoi ressemblera le monde au 23 juillet 2021, nous prendrons les décisions appropriées."

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