Course à pied, vélo, skateboard... le sport virtuel n'en finit pas de faire transpirer pour de vrai les Français confinés

Course à pied, vélo, skateboard... le sport virtuel n'en finit pas de faire transpirer pour de vrai les Français confinés

TENDANCE - Avec les restrictions liées à l'épidémie de Covid-19, la digitalisation du sport a le vent en poupe. Grâce à nos smartphones et aux nouvelles technologies, il est désormais possible de pratiquer une activité sportive à distance ou même virtuellement.

Un avant-goût du futur ? A défaut de pouvoir se rendre dans les salles de sport ou les stades, les adeptes se tournent vers les plateformes numériques. Entraînements à distance, simulateur de courses, compétitions sans rassemblement… La digitalisation du sport a connu un véritable tournant lors du premier confinement. Une tendance qui séduit de plus en plus de personnes alors que les restrictions pour endiguer l'épidémie de Covid-19 se prolongent. A la différence du e-Sport, qui se pratique via une manette, ces nouvelles activités, qu'elles soient en intérieur ou en extérieur, nécessitent un vrai effort physique. En voici quelques exemples.

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Des cours de fitness à distance avec un coach en direct

Faute de pouvoir accueillir leurs abonnés, les clubs de fitness ont dû s’adapter. Depuis le mois de juillet, l’enseigne Neoness propose des cours en ligne. Les coachs sont filmés en direct et interagissent avec les participants. "C’est un vrai pari sur l’avenir. Et cela va bien au-delà du confinement", explique Raphaël Pinto, directeur de Neoness live. A l'entendre, c’est le monde du sport de demain qui se dessine en ce moment. L’abonnement coûte 15 euros par mois, soit le même prix qu'un abonnement classique.

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Vélo, aviron, course à pied : le boom des simulateurs

Le sport à la maison, c’est aussi possible sans entraîneur. De nombreuses applications mobiles proposent à leurs utilisateurs de s’immerger dans un monde virtuel depuis leurs salon, via un équipement dédié. Course à pied, aviron, vélo… il y en a pour tous les goûts. En France, quelque 130.000 personnes utilisent aujourd’hui le simulateur de e-cycling développé par la startup américaine Swift. Un avatar virtuel roule au même rythme que l'utilisateur grâce à des capteurs situés sur la roue arrière de son vélo d’appartement. "C’est une autre façon de faire du vélo", explique Muriel, qui pratique depuis le premier confinement.

Chaque semaine, cette quadragénaire s’entraîne avec une cinquantaine d’autres copines. Même confinée, elle peut pratiquer en groupe et même discuter via le microphone du téléphone. De quoi aussi s'offrir une arrivée triomphale sur les Champs Elysée, comme s'elle participait au Tour de France. Pour s’équiper, Muriel a investi près de 1.000 euros et son abonnement lui revient à 15 euros par mois. Le prix à payer pour continuer de vivre sa passion. 

Skate, roller, BMX : des compétitions sans rassemblement

A cause des restrictions, les organisateurs d’événements sportifs doivent eux aussi s’adapter. En juin dernier, la marque Puma en association avec Running Heroes, la plus grande communauté de coureurs amateurs en France, a ainsi organisé la première course sans rassemblement : chacun court de son côté mais avec un dossard, un GPS pour vérifier que la bonne distance a été parcourue et qu’il n’y a pas eu de triche (histoire ne pas courir uniquement dans une pente), un chrono à établir et il y a même un classement final. Baptisé 10K Free to race, l’épreuve a rassemblé 5.500 participants un peu partout dans l’Hexagone. 

Les adeptes de sports extrêmes ne sont en reste. Lors de la dernière édition du Festival international des Sports extrêmes (Fise), qui s'est tenue en juillet à Montpellier (Hérault), les épreuves de skateboard, de BMX ou de roller se sont faites à distance via des vidéos tournées par les participants eux-mêmes. De quoi permettre au jury de juger leurs figures et ainsi établir un classement. Pas moins de 3.000 sportifs professionnels ont participé à la compétition. Un mouvement qui prend de l'ampleur et auquel les marques s’associent de plus en plus.

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