EN DIRECT - Violences sexuelles dans le sport : "C’est une première étape", affirme Maracineanu après la démission de Gailhaguet

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Violences sexuelles : grand déballage dans le monde du patinage

VIOLENCES SEXUELLES - Sa situation n'était plus tenable. Didier Gailhaguet, le patron du patinage français a démissionné de la présidence de la fédération des sports de glace, "dans le souci de pur apaisement" et tout en dénonçant la "dictature" de la ministre des Sports. Depuis une semaine, le monde du patinage est secoué par de multiplies révélations de violences sexuelles envers des athlètes. Suivez les dernières informations.

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ROXANA MARACINEANU : "PAS UN COMBAT PERSONNEL CONTRE DIDIER GAILHAGUET"


"Ce n'est pas un combat personnel contre Didier Galhaiguet", a encore ajouté la ministre avant de répondre à l'accusation de "dictature" de l'ex-patron de la FFSG. 

ROXANA MARACINEANU : "UNE PREMIÈRE ÉTAPE"


"C’est une première étape, on va aller au bout de la démarche", explique la ministre des Sports lors d'un point presse. "Nous allons faire des enquêtes et nous appelons encore à la libération de la parole. " 

RÉACTION


Pour Roxana Maracineanu, avec la démission de Gailhaguet, "on a fait tomber de le monarque mais c'est tout un système qu'il faut remettre à plat".


Lundi 3 février, la ministre des Sports avait demandé à l'ancien président de la Fédération française des sports de glace de quitter ses fonctions. 

EMPORTÉ PAR LE SCANDALE


Six jours après les révélations de Sarah Abitbol, Didier Galhaiguet a annoncé sa démission. Retour en images sur une semaine de tempête médiatique. 

GAILHAGUET


A la suite d’un conseil fédéral convoqué ce samedi matin, le président de la Fédération française des sports de glace, secouée par les révélations de l’ex-patineuse Sarah Abitbol, a annoncé sa démission.

MARACINEANU


Lors de sa prise de parole, Didier Gailhaguet s'en est une nouvelle fois pris à  Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, en évoquant la "dictature ministérielle" .


"Je dis à toute la famille des sports de glace de rester unie. Dès demain, la presse aura changé de fusil d’épaule. Le ministère se sentira plus léger." 

Urgent

DÉMISSION DE DIDIER GAILHAGUET


"Après avoir dit haut et fort ma vérité sur ce qu’est notre belle Fédération et dans le souci de pur apaisement, j’ai pris avec philosophie avec dignité mais sans amertume aucune (...) la tête haute la sage décision de démissionner de mon poste de président de la Fédération."

Urgent

DÉMISSION DE DIDIER GAILHAGUET


"Il est temps de passer à une autre séquence, celle de l'apaisement", assure-t-il. "Devant la dictature ministérielle et la menace un peu honteuse d’un retrait de l’agrément pas un seul instant, il ne m’est venu à l’idée d’être un frein à ma fédération que j’ai reconstruite depuis plus de 15 ans."

DIDIER GAILHAGUET


"J'ai reçu beaucoup de soutien de dirigeants, d’entraîneurs, d'athlètes, notamment de très grands champions français (...) et même de plusieurs hommes politiques. Je les en remercie."

DIDIER GAILHAGUET


"J'ai été écouté par le ministre mais pas entendu"

DIDIER GAILHAGUET


"Tous les cas de malveillance et d'abus ont été traités sans concession."

CONSEIL FEDERAL

Interrogé par l'AFP, l'avocat de la Fédération, Me Guy Paris, a confirmé la tenue du conseil fédéral, à la demande de la présidence de cette assemblée. "C'est un point d'information pour savoir où on en est par rapport aux velléités de la ministre de le virer", explique l'avocat en parlant de Didier Gailhaguet. Qui assure à propos d'une éventuelle destitution : "Ce n'est pas à l'ordre du jour mais tout est ouvert, il va y avoir une explication".

EN DETAIL

Un vote pourrait avoir lieu si la démission de Didier Gailhaguet est mise à l'ordre du jour : il faut pour cela que 25% des membres du conseil fédéral soutiennent cette question. Enfin, la démission de Didier Gailhaguet serait entérinée si les deux tiers de cet organe, composée de 31 membres, votaient dans cette optique.

PATINAGE

Didier Gailhaguet va réunir un conseil fédéral, samedi 8 février. C'est la seule instance au sein de la Fédération française des sports de glace qui soit en capacité de le destituer, alors que son inaction lui est lourdement reproché dans le cadre des violences sexuelles dans le patinage artistique, dénoncées en pagaille ces derniers jours.

HARCÈLEMENT MORAL


Selon 20 Minutes, plusieurs patineurs du club de Nice poursuivent en justice leur ex-entraîneure qu'ils accusent de harcèlement moral. Mineurs au moment des faits, ils auraient été insultés, poussés à l'anorexie et manipulés entre 2010 et 2017. La Fédération de sports de glace aurait été mise en courant à plusieurs reprises des soupçons de maltraitance, sans jamais agir. Le ministère des Sports a finalement monté un dossier qui a conduit à la suspension de l'entraîneure pour cinq ans en 2018.

CNOSF


"C'est aux clubs et à eux seuls qu'appartient la décision finale" sur le maintien ou non de Didier Gailhaguet à la tête du patinage français, a estimé jeudi le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) Denis Masseglia.


"À qui appartient la Fédération ? Elle appartient aux clubs. C'est à eux et à eux seuls qu'appartient la décision finale", a-t-il affirmé à l'AFP. Il a répété que Gailhaguet, appelé à la démission par la ministre des Sports Roxana Maracineanu en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage, était "face à sa conscience". "Il doit se poser deux questions : ce qui est le mieux pour sa fédération et ce qui est le mieux pour son honorabilité. Partant de là, il ne peut pas rester dans le statu quo", a expliqué le patron du mouvement olympique.

BEYER


Gilles Beyer, l'ancien entraîneur de patinage mis en accusation pour des faits de viols et d'agressions sexuelles par deux patineuses, dont la décuple championne de France Sarah Abitbol, se tient "à la disposition" de la justice, à qui il "réserve ses déclarations", a indiqué jeudi son avocat Me Thibault de Montbrial à l'AFP.

TRIBUNE


"Monsieur Gailhaguet, votre défense ne m'a pas émue. Votre indignité, si", assène ainsi le président du club d'Angers, Damien Boyer-Gibaud, dans une tribune publiée dans Ouest-France. Il lance un appel à tous les autres présidents de clubs pour qu'ils se désolidarisent du président de la FFSG, Didier Gailhaguet. 


"Quand j'étais gamin, je regardais le patinage artistique et j'entendais parler d'histoires et de polémiques avec Didier Gailhaguet. Stop, ça suffit, place aux autres. Quand on est président de fédération, de ligue ou de club, on a un devoir moral, il a failli à ce devoir moral. (Dans cette situation), on s'en va. On ne s'acharne pas à vouloir garder sa place", explique à l'AFP Damien Boyer-Gibaud.

ÉQUITATION


En plein scandale sur les abus sexuels dans le patinage, l'ancienne cavalière Amélie Quéguiner affirme avoir été violée au cours de son adolescence par trois encadrants, dont l'homme qui a été son moniteur pendant dix ans. Elle interpelle dans une lettre ouverte la Fédération d'équitation, qui lui a répondu.

Violences sexuelles dans le sport : une cavalière professionnelle accuse de viol trois encadrants

RÉACTION DE DIDIER GAILHAGUET 


"Si je suis celui qui doit démissionner parce que c'est le seul moyen de débloquer, bien sûr que je le ferai", a affirmé Didier Gailhaguet, invité de l'émission "C à vous", sur France 5, jeudi soir. 


"Mais par contre je voudrais avoir dit ce que j'ai encore à dire, qui n'est pas tout à fait terminé", a-t-il complété. "Je ne démissionnerai pas sous le diktat d'un ministre (...) J'aimerais que l'enquête soit menée de manière rapide", a-t-il également dit. 

SÉNAT


La commission de la Culture du Sénat a demandé à "pouvoir auditionner prochainement" la ministre des Sports Roxana Maracineanu, après les révélations de violences sexuelles dans le patinage, et souhaite entendre "les sportives victimes de ces pratiques inacceptables". La commission indique jeudi dans un communiqué qu'elle souhaite "engager dès ce mois de février" des auditions, "afin de prendre l'exacte mesure de pratiques inacceptables et condamnables".


Le sénateur PS de la Creuse Jean-Jacques Lozach a par ailleurs indiqué à l'AFP avoir transmis à Mme Morin-Desailly une demande d'ouverture de commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le sport.

GOUVERNEMENT


La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a dénoncé jeudi sur Europe 1 les "propos assez indignes" de Didier Gailhaguet "mettant en accusation" la ministre des Sports Roxana Maracineanu. "On n'est pas en train de faire de la morale, on est en train de faire du droit (...) Il est interdit de procéder à des attouchements, des abus sexuels, des agressions, des viols sur qui que ce soit", a-t-elle insisté, en estimant que la présomption d'innocence "ne doit pas être un prétexte pour ne rien faire".

MARACINEANU


Invitée sur RTL jeudi, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a réagi aux attaques du président de la FFSG Didier Gailhaguet. "Il dira, lorsqu'on aura des témoignages, pour le mettre lui en cause personnellement ou lui en tant que président de Fédération, il dira devant le juge que je suis moralisatrice", a-t-elle lancé. 


Elle a par ailleurs renouvelé la demande de démission qu'elle a formulée lundi après son entretien avec le président de la Fédération des sports de glace. "La situation est très grave, il doit prendre ses responsabilités, je lui demande de démissionner", a-t-elle répété.

GOUVERNEMENT


La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé jeudi sur Public Sénat que le patron du patinage français Didier Gailhaguet était "tombé bien bas" et qu'il était "à la limite de l'injure" lorsqu'il qualifie Roxana Maracineanu de "ministre moralisatrice", en plein scandale de violences sexuelles.


"Déçue par l'homme", elle a jugé que Gailhaguet "s'honorerait à reconnaître qu'il y a eu des dysfonctionnements importants dans cette Fédération". Elle a réitéré l'appel à la démission qui correspond à "un besoin moral, un besoin d'assumer ses responsabilités quand on est un dirigeant".

RÉACTION


Championne d'Europe 2011 et 2012 de danse sur glace, Nathalie Péchalat s'est dite dans "l'expectative" face au bras de fer entre la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, et le président de la FFSG Didier Gailhaguet, la première ayant demandé la démission du second, qui refuse pour l'instant. "Ce n'est pas 'Plus belle la vie', c'est 'Plus moche la vie sportive', le petit feuilleton", a-t-elle confié. "On est dans une sorte de zone grise où on ne sait pas ce qu'il va se passer. Tout peut arriver comme rien ne peut arriver, tout peut rester pareil", a-t-elle ajouté.

RÉACTION


"Le sport est tout sauf sali, il est en train de devenir de plus en plus propre", estime la championne de danse sur glace, Nathalie Péchalat, qui appelle les athlètes à ne plus se taire après les révélations de violences sexuelles dans le patinage. "Tout ce déballage de témoignages, ce n'est pas des témoignages dégueulasses, c'est une manière de laver notre sport, de le faire grandir et ça va servir l'image du sport", a expliqué à l'AFP la championne d'Europe (2011 et 2012), qui a pris sa retraite en 2014.

NELSON MONFORT


Le commentateur vedette de France Télévisions couvre le patinage depuis 28 ans. Il s'exprime sur l'affaire Sarah Abitbol et l'attitude de Didier Gailhaguet, qu'il connaît très bien.

Violences sexuelles dans le patinage : Nelson Monfort réagit

DIDIER GAILHAGUET SE DÉFEND 


Sur l'antenne de franceinfo, Didier Gailhaguet assure que des cadres de la Fédération française des sports de glace ont bien reçu une formation de l'association de prévention des violences sexuelles dans le sport, Colosse aux pieds d'argile. Il affirme tenir cette information du directeur technique national de la Fédération. 

NOUVELLES ACCUSATIONS CONTRE GILLES BEYER 


L'ancienne championne de France juniors Nadjma Mahamoud et sa mère se sont confiées à L'Équipe. Toutes deux racontent à nos confrères comment Gilles Beyer aurait essayé d'obtenir fin 2017 des faveurs sexuelles contre la prise en charge gratuite de la jeune patineuse aux Français volants. 


La maman de Nadjma Mahamoud, Sabina raconte que Gilles Beyer lui a demandé des faveurs sexuelles en échange de cours gratuits. "Tu couches avec moi et tu ne paies rien et je fais monter ta fille à haut niveau...", lui aurait-il proposé. "Il savait que j'avais peu de moyens, il a voulu profiter de la situation. Je me sentais humiliée", s'épanche la mère de famille. 


Au total, plus de 120 SMS ont été échangés entre Beyer et Sabina Mahamoud en cinq mois à peine, entre le 27 octobre 2017 et le 24 mars 2018, écrit L'Equipe, qui a pu les consulter.

DÉMENTI


Citée par Didier Gailhaguet lors de sa conférence de presse qui a déclaré que des actions de prévention menées par l'association Colosse aux pieds d'argile contre les violences sexuelles avaient lieu au sein de la FFSG, l'association dément. 

RÉACTION


Sur BFMTV, Gwendal Peizerat a réagi à la conférence de presse de Didier Gailhaguet. "Comme tout le reste de ce qu'il a fait, c'est juste amoral. Et c'est bien sur ce point-là qu'il n'a répondu à aucun moment sur cette conférence de presse. Il a descendu point par point tout ce qui lui était reproché de façon juridique et judiciaire. Didier Gailhaguet a énormément de points où il peut considérer que ce ne sont pas des erreurs mais des fautes morales. Il oublie la moralité parce que ça le dérangerait de vivre avec ce poids. Il s'en débarrasse."

CONTRE-ATTAQUE


Au cœur d'un scandale de violences sexuelles d'ampleur après les accusations de viols formulées par plusieurs patineuses, le président de la Fédération des sports de glace Didier Gailhaguet a juge être "sali par des minables qui ne connaissent ni mon travail ni l'homme".

"Médias déchaînés", "ministre moralisatrice" : la riposte du patron du patinage français

GAILHAGUET


La conférence de presse de Didier Gailhaguet s'achève. "J'ai dénoncé ce qui, pour moi, sont des faits. Il appartient à vous de juger et de vérifier si mes propos sont exacts."

GAILHAGUET


"C'est quand même regrettable que les faits soient prescrits parce que s'ils sont avérés, ils méritaient un traitement réel de la justice." 

GAILHAGUET


"Il est important que la libération de la parole se fasse. Ce qui me touche, c'est cette boue lancée sur notre Fédération. Elle ne le mérite pas. Et plus encore que ça, c'est de voir des vies de femmes brisées et dont on ne parle pas."

GAILHAGUET


"(La tribune des sportifs en soutien aux victimes, ndlr) est une très bonne idée. Ils ont le droit de soutenir qui ils veulent. Je ne fais pas un combat avec la ministre." 

GAILHAGUET


"Je veux accompagner cette Fédération dans cette enquête. J'attendrai les conclusions. Si elles sont indignes de mon mandat, je prendrai toutes les décisions qu'il faut."

GAILHAGUET


"Je suis persuadé que ma démission va régler tous les problèmes du sport français."

GAILHAGUET


"Je n'ai rien à dire à Gilles Beyer. Les faits parlent d'eux-mêmes."

GAILHAGUET


"Je ne nie aucune responsabilité. J'assume pleinement mes responsabilités. Mais je n'ai pas commis de faute."

GAILHAGUET


"Je suis tombé des nues quand j'ai appris cette situation. Je n'étais absolument pas au courant que Pascal Delorme (condamné à 10 ans de prison en 2003, ndlr) avait pu faire des actes odieux sur des gamines de 9 à 15 ans."

GAILHAGUET


"Je vous regarde bien droit les yeux dans les yeux. Je n'ai jamais eu une personne qui est venue me voir pour me dire que monsieur Beyer avait des gestes inappropriés. À l'exception de la femme dont j'ai parlé au tout début, et encore ce n'était pas pour des attouchements et encore moins des viols."

GAILHAGUET


L'avocat de Didier Gailhaguet évoque la menace d'un retrait de l'agrément à la FFSG, brandie par la ministre des Sports Roxana Maracineanu. "À cet égard, il faut des motifs. Dispose-t-elle de faits récents qui justifieraient ce retrait ? Pour le moment, elle n'en a évoqué aucun. Si elle veut le faire pour envisager se refaire une virginité (...) qu'elle le fasse. Ou bien il y a des faits actuels et on en parle, ou bien il ne peut pas y avoir de retrait de l'agrément."

GAILHAGUET


"Je considère que des salopards ont fait des choses immondes, mais qu'il n'y a pas de réseau. Si l'enquête démontre, je prendrai des décisions en conséquence."

GAILHAGUET


L'avocat de Didier Gailhaguet indique que les quatre membres démissionnaires du bureaux exécutif ne l'ont pas fait "parce qu'ils ne soutiennent pas" le président de la FFSG. "Ils ne supportaient plus cette ambiance. Que des gens leur disent qu'ils travaillent dans une Fédération de violeurs."

GAILHAGUET


"Je suis atterré de voir ce qu'il se passe pour ces sportifs. Je n'étais pas courant qu'il pouvait y avoir des viols dans notre Fédération."

GAILHAGUET


"À cette époque-là (aux Mondiaux juniors de 2011), Beyer est blanchi par enquête de police. Il n'a pas manifesté de problèmes majeurs à notre Fédération. Je suis peut-être naïf ou confiant, mais j'ai pensé qu'il pouvait encadrer des mineurs."

GAILHAGUET


Didier Gailhaguet et son avocat répondent aux questions des journalistes. La première question est au sujet de la lettre envoyée au président de la FFSG par les parents d'une jeune fille qui accusait Gilles Beyer. "Il y a eu une enquête de police. Moi je ne suis pas la police. J'ai été interrogé, c'est tout. La police a conclu que les faits qui lui étaient reprochés n'étaient pas avérés. Personnellement, je ne sais plus si j'ai répondu. J'ai dû avoir les personnes concernées, et la personne qui était proche de la famille et qui a amené la victime."

GAILHAGUET


"La Fédération est salie. Nos clubs, nos salariés, nos dirigeants, nos entraîneurs, nos licenciés (...) sont salis. Je veux rétablir la vérité qui les concerne."

GAILHAGUET


"Si coup de balai il y a, il faut le faire déjà chez soi. Mais de qui se moque-t-on en stigmatisant un président de Fédération, certes imparfait mais honnête et travailleur ? C'est dégueulasse."

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Le patinage artistique français secoué par les révélations. Alors que plusieurs ex-patineuses françaises ont brisé le silence, révélant avoir été victimes de violences sexuelles, la ministre des Sports a exigé lundi la démission du patron de la Fédération des Sports de glace. "Didier Gailhaguet ne peut se dédouaner de sa responsabilité morale et personnelle, je lui ai donc demandé d'assumer toutes ses responsabilités et de démissionner", a déclaré Roxana Maracineanu.

Reconnaissant des "erreurs", mais pas de "faute", ce dernier n’a pas donné sa décision. Il doit s’exprimer au cours d’une conférence de presse mercredi après une réunion du comité exécutif de la fédération ce mardi.

L’affaire a éclaté après une enquête du  journal L’Equipe dans laquelle trois anciennes patineuses, Hélène Godard, Anne Bruneteaux et Béatrice Dumur, avaient brisé l’omerta. Le lendemain, c’est la championne Sarah Abitbol qui révélait dans un livre et dans une interview à L’Obs avoir été violée à plusieurs reprises dès l’âge de 15 ans par son entraîneur de l’époque, Gilles Beyer.

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