Pays de Galles-France : le Poireau, les Bleus le digèrent mal

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BÊTE NOIRE - Privé de "Crunch" contre l'Angleterre, annulé en raison du passage du typhon Hagibis, le XV du Coq affronte le pays de Galles ce dimanche pour une place dans le dernier carré du tournoi. Un adversaire à la portée des Bleus mais devenu après la demi-finale de la Coupe du monde 2011 un supplice à jouer pour la France.

C'est l'histoire d'une bête noire. Une de plus pour les Bleus. Après avoir chassé les Pumas argentins (23-21) en poules,  catalogués tels quels en Coupe du monde, le XV de France va s'attaquer au pays de Galles, une autre équipe qui ne lui réussit plus ces dernières années, dimanche 20 octobre (à 9h15, en direct sur TF1 et en live commenté sur LCI) à Ōita. Depuis le Mondial 2011 en Nouvelle-Zélande, et une victoire étriquée (9-8) en demi-finales de la compétition, les rugbymen tricolores n'ont regoûté qu'une seule fois au succès (20-18, le 18 mars 2017) face au XV du Poireau lors de leurs huit derniers affrontements, à chaque fois lors du Tournoi des VI Nations. Une très légère éclaircie bleue dans un orage de défaites rouges.

Et si l'historique récent entre les deux nations n'inspire donc pas la confiance côté tricolore, les travaux d'Alteryx, une société éditrice de logiciels d'analyse ayant épluché les statistiques (tirs, placages, essais) de plus de 1000 matches depuis 2007, confortent cette impression. Le logiciel avait annoncé, avant le tournoi, que les Français passeraient bien la phase de poules, ce qui est chose faite, mais qu'ils s'arrêteraient en quarts de finale... stoppés par les Gallois. Chez les bookmakers, l'optimisme n'est pas non plus de rigueur. Une victoire du XV du Coq est cotée à 2,90 quand un succès des Gallois, lui, est affiché à 1,30. 

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Pour enfoncer le clou, les probabilités réalisées par le site américain Rugby Vision ne leur donnent pas plus d'espoir d'accéder aux demi-finales du Mondial japonais. Pourtant, avec 32,7% de chances d'entrevoir le dernier carré de la compétition, sur le papier tout du moins, le choc entre le pays de Galles et la France s'annonce comme l'affiche la moins déséquilibrée des quatre quarts de finale.

Entre la Coupe du monde et le Tournoi, il y a un écart énorme- Romain NTAMACK, l'ouvreur du XV de France

Dans les rangs français, l'envie de déjouer les pronostics anime en tout cas les joueurs de Jacques Brunel. "Nous restons sur une très mauvaise série contre les Gallois. Il est temps d'y mettre fin", a convenu l'ouvreur Romain Ntamack, marqué par l'incroyable défaite (24-19) en février dernier lors du VI Nations alors que la France menait 16-0 à la pause. "Ce match est une vraie base de travail mais il ne faut pas rester focalisé sur le passé. Le Tournoi, ça remonte à loin et les deux équipes ont depuis évolué. Et puis, vous savez, entre un match de Coupe du monde et un match du Tournoi, il y a un écart énorme."

D'ailleurs, la méfiance est de mise du côté du XV du Poireau. Il est hors de question de prendre la France par dessus la jambe. "C'est une bonne stat (les 7 victoires en 8 matches, ndlr), mais là on parle d'une phase finale de Coupe du monde. Le passé ne va pas trop nous servir", a jugé Gareth Davies, le demi de mêlée gallois. Un propos étayé par le sélectionneur Warren Gatland : "En Coupe du monde, quand tout le monde voit les Bleus éliminés, ils sortent des performances que personne n'attend." Il parle en connaissance de cause, lui qu'on disait déjà favori lors de la demi-finale du Mondial 2011... perdue face aux Bleus.

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