Teahupoo, la vague mythique choisie pour les JO 2024 sera-t-elle surfée par les femmes ?

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Les Jeux olympiques 2024 à Paris

JO - Le 12 décembre dernier, le comité d'organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 a dévoilé son choix de site concernant les épreuves de surf, qui sera pour la première fois aux JO. Et c'est Tahiti et sa vague mythique de Teahupoo qui sont les heureux élus. Très dangereuse, elle a été bannie du circuit pro féminin. Qu'en est-il pour les JO 2024 ?

Pour les surfeurs du monde entier, elle est l’un des plus beaux bijoux de l'océan Pacifique. Pour la première apparition du surf comme discipline olympique, la vague Teahupoo et Tahiti ont été choisis comme "spot" français pour les épreuves de surf lors des Jeux olympiques de 2024, qui auront lieu à Paris.

En concurrence avec les candidatures de Biarritz Pays Basque, Lacanau-Bordeaux Métropole, La Torche et Hossegor-Seignosse-Capbreton, la fameuse vague a finalement eu les faveurs du comité d'organisation des Jeux olympiques parisiens, alors que le choix devra être validé le 8 janvier prochain par la Commission Exécutive du comité international olympique (CIO).

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Une vague interdite sur le circuit pro féminin

Dans la foulée, la nouvelle a été saluée par l'ensemble de la communauté du surf français, à commencer par le champion tricolore originaire de Tahiti, Michel Bourez, qui a néanmoins rappelé la dangerosité de Teahupoo. "C'est une vague très dangereuse, on a le reef (récif) juste en face (ndlr: à une faible profondeur), souvent on finit par se blesser. En plus, les  conditions peuvent être énormes, les risques sont plus importants. (...) Il faut avoir énormément d'expérience, ce n'est pas un endroit où tous les gens qui font du surf peuvent aller", explique-t-il à l'AFP.

Mais qu'en est-il des athlètes féminines ? Inscrite dans le circuit professionnel au début des années 2000, la vague Teahupoo a ensuite été retirée du parcours des surfeuses en 2006, sans que ces dernières ne soient consultées. Une décision prise par les organisateurs, qui la jugeaient trop dangereuses pour les athlètes. Dans les faits, si le site de Teahupoo a été choisi par le COJO pour les épreuves de surf hommes, cela doit impérativement être le cas également pour celles des femmes, indique le cahier des charges du comité d'organisation des JO.

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Un horaire aménagé pour les surfeuses ?

Pour la surfeuse tahitienne Vahine Ferro, la perspective de surfer cette vague aux JO est une très bonne chose pour les athlètes féminines. "Mettre les femmes à Teahupoo, c’est une bonne chose. Cela va prouver que nous avons le niveau pour surfer cette vague. Je suis sûre que les surfeuses seront magnifiques sur ces belles vagues. Je surfe Teahupoo quand ce n’est pas trop gros. Cette année, j’y suis allée davantage, et maintenant qu’il y a les Jeux Olympiques, j’irai plus souvent pour devenir la meilleure là-bas", a-t-elle réagi sur le site officiel de la fédération française de surf.

Cette dernière estime que "les femmes sont capables de surfer cette vague-là mais dans des conditions plus petites". Une solution partagée par le président de la fédération tahitienne de surf, Lionel Teihotu. "On peut placer les filles à un moment de la journée où les vagues sont moins puissantes, on a les moyens de prévoir ça maintenant, et ça permettra aux filles de surfer aussi Teahupoo", a-t-il expliqué à l'AFP.

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