Tour de France 2019 : 5 choses à savoir sur Thibaut Pinot, le prodige au parcours semé d’embûches

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PORTRAIT - Après un parcours semé d’embûches durant près de dix ans de carrière, Thibaut Pinot a longtemps espérer figurer en haut du podium sur les Champs-Elysées au terme de ce Tour de France 2019, avant de devoir rendre les armes vendredi lors de la 19e étape, étant victime d'une déchirure musculaire à la cuisse gauche. Voici cinq choses à savoir sur ce champion, jusqu'ici "maudit".

On pensait ses chances fortement compromises après l'épisode de la bordure à Albi, qui lui avait coûté 1'40 au classement général lors de la 10e étape du Tour de France. C'était douter de la force mentale de Thibaut Pinot. Le natif de Lure a réalisé un Tour de France impressionnant, notamment à travers ses performances dans les Pyrénées, lui permettant de revenir à la 5e place au général, à 1'50 de son compatriote Julian Alaphilippe, brillant maillot jaune. 

Jusqu'ici favori des bookmakers pour remporter la 106e édition de La Grande Boucle, le coureur de 29 ans a connu une nouvelle désillusion, étant contraint d'abandonner lors de la 19e étape à cause d'une déchirure musculaire à la cuisse gauche. Voici cinq choses à savoir sur ce coureur promis à un grand destin, mais jusqu'ici maudit.

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Un champion préparé pour la canicule

S'il avoue se sentir bien mieux au printemps et à l'automne plutôt qu'en été, Thibaut Pinot n'a rien voulu laisser au hasard pour être performant lors de ce Tour de France 2019. Ainsi, comme l'explique Frédéric Grappe dans un article de L'Equipe paru ce mardi, le coureur de Groupama-FDJ a installé un sauna chez lui pour lutter contre les fortes chaleurs : "Il fait du home-trainer puis il entre dans son sauna, après avoir roulé en intensité modérée." 

De son côté, Pinot est satisfait de cette préparation particulière. "J’étais motivé pour travailler ce domaine. J’avais un peu peur des phénomènes opposés de la chaleur en course et de la climatisation dans les hôtels. Le bilan a été bon. Je n’ai pas eu de problèmes de santé. Enfin un grand Tour où je ne tombais pas malade", a-t-il déclaré en référence au Tour d'Espagne, la Vuelta, lors duquel il a terminé à la 6e place du classement général.

Les deux bras cassés en junior

Le cyclisme de Franche-Comté confiait au Parisien en juin 2016 avoir connu une violente chute lors de son parcours en junior, se fracturant les deux bras, causant une sorte de traumatisme chez le jeune coureur : "J'aurai toujours cette barrière mentale qui me dira de ne pas prendre tous les risques, de mettre le frein quand c'est trop dangereux. J'aime trop ma vie pour me tuer dans une descente de col."

Un fervent supporter du PSG

Originaire de Franche-Comté, le leader de Groupama-FDJ est un grand fan du Paris Saint-Germain, comme il l'a expliqué à L'Equipe en février 2018 : "Je suis aussi un fervent supporter du FC Sochaux. Mais lorsque j'avais dix ans, le club était en Ligue 2. Lorsqu'on est jeune, on est davantage attiré par les équipes de Ligue 1 et le PSG était une équipe qui m'inspirait. Des joueurs qui m'ont inspiré ? Okocha bien sûr, puis Pauleta, Ronaldinho et aujourd'hui Cavani. Je ne suis pas un fan absolu de Neymar. Je ne suis pas fasciné par lui, même si je reconnais tout son talent. J'aurais tendance à plus m'identifier à Cavani. J'aime les battants, ceux qui ne calculent pas leurs efforts et qui jouent pour l'amour du maillot."

Initié par son père

Désormais maire de Mélisey, petit village de 1 680 habitants en Haute-Saône, où est notamment passée la 6e étape de La Grande Boucle entre Mulhouse et la Planche des Belles Filles, Régis Pinot, a initié son fils, Thibaut, au cyclisme dès son plus jeune âge. Un sport dans lequel s'est également illustré Régis. "A 15 ans, au Vélo club luron. J’ai arrêté. Puis repris. Jusque dans les années 90", expliquait-t-il dans Le Progrès le 11 juillet dernier. "On allait tous les ans voir le Tour dans les Alpes, avec les gosses. Quatre jours. On a des sacrés souvenirs", se remémorait Régis dans le quotidien régional.

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L'Italie dans la peau

Révélé sur le Tour de France en 2012 avant de confirmer en 2014 en terminant meilleur jeune de La Grande Boucle, Thibaut Pinot a également fait ses armes en Italie. S'il ne compte que deux participations au Giro, le Tour d'Italie, il a, dès sa première participation en 2017, accroché la 4e place du classement général, remportant notamment la 20e étape. En 2018, il remporte le Tour de Lombardie, grande classique inscrite à l'UCI World Tour.

Dans une interview accordée au Parisien en mai 2017, le coureur était revenu sur son attirance pour l'Italie : "L'Italie m'a toujours attiré depuis que je suis tout petit, depuis que je suis allé y courir mes premières courses en junior. J'ai toujours aimé ces épreuves. Elles sont assez rythmées, sur des parcours toujours sympas, où on s'ennuie un peu moins que certaines autres courses d'autres pays." Preuve de son amour pour l'Italie, l'homme de 29 ans arbore sur son bras droit un tatouage en italien dans le texte : "Solo la vittoria e bella" (ndlr : Seule la victoire est belle). Espérons que cette devise le mènera à la première place du podium le 28 juillet prochain sur les Champs-Elysées.

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