Tournoi des VI Nations : qu’a pensé la presse britannique de la victoire du XV de France contre l’Angleterre ?

Les joueurs anglais au coup de sifflet final, dimanche au Stade de France.
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Le XV de France au Tournoi des Six Nations

REVUE DE PRESSE – L'équipe de France de rugby à XV a inauguré le mandat de son nouveau sélectionneur Fabien Galthié en surclassant (24-17) l'Angleterre, vice-championne du monde en titre, dimanche en ouverture du Tournoi des VI Nations. Qu’en disent les journaux britanniques ce lundi matin ?

"Ils nous ont pris pour des enfants et ça nous a vexés." Ainsi Gaël Fickou a-t-il expliqué, peu après la rencontre, dans les entrailles du Stade de France, la victoire (24-17), pour le moins inattendue, du XV de France face à celui de la Rose. Une référence aux propos du sélectionneur de l'Angleterre, Eddie Jones, qui avait promis "violence" et "brutalité" aux jeunes Français convoqués par le nouveau coach tricolore, Fabien Galthié. La presse britannique elle-même avait, dans les jours précédant le match, insisté sur l’inexpérience des joueurs français. Et ce lundi ?

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"L’assaut français laisse l’Angleterre en train de lécher ses plaies", écrit The Guardian en titre de son compte-rendu. Son envoyé spécial note, lui, dans son article : "Parfois, l’écho du bruit qui résonne autour d’un stade à la fin d’un gros match en dit plus long que le tableau d’affichage. Le rugby français n’a pas eu grand-chose à célébrer dans le Tournoi des VI Nations ces dix dernières années, mais dimanche, on a rarement entendu une 'Marseillaise' chantée avec autant de fierté." Puis ajoute : "En parallèle de son nouveau statut dans l’UE, l’Angleterre a perdu sa cohésion."

La "tarte" plutôt que le "steak frites"

Du côté du Daily Telegraph, on titre : "La France a combiné le cœur et les muscles pour venir à bout de l’Angleterre". Puis on file la métaphore, voire le cliché : "Ils sont venus dans la banlieue sombre du nord de Paris dans l'espoir de faire renaître une histoire d'amour. Le processus de séduction n'a pas duré longtemps. C'était l'amour fou (en français dans le texte), une passion débridée, car les fidèles du Stade de France, négligés et désespérés, sont tombés à la renverse pour l’équipe new-look de Fabien Galthié, mais aussi d'un fils de Wigan, Shaun Edwards, l'entraîneur que l'Angleterre a oublié." Celui que la France a choisi pour entraîner sa défense, justement très en vue dimanche.

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Tandis que pour le tabloïd The Sun, aux pages sports toujours bien fournies, "la France a détruit les rêves de Grand Chelem d’Eddie Jones", évoquant la "brutalité absolue" de Tricolores remontés comme des pendules et un sélectionneur qui , en les provoquant, "s’est déchiré". Un sélectionneur qui, écrit encore le quotidien le plus lu du Royaume, dans le langage imagé qui le caractérise, "ira se servir une humble part de tarte (dessert inventé en France, ndlr) et devra oublier son steak frites". Plus sérieusement, son reporter explique que "l’Angleterre ne s’attendait tout simplement pas à une telle révolution française".

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