Une affaire de prout dans une compétition de fléchettes fait grand bruit en Angleterre

Une affaire de prout dans une compétition de fléchettes fait grand bruit en Angleterre

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PROUTGATE – Deux joueurs professionnels de fléchettes s’accusent mutuellement, et sérieusement, d’avoir pété durant leur affrontement au tournoi de Wolverhampton.

Vu de France, un tournoi de fléchettes se joue plutôt dans un bar, entre amis, durant une soirée de préférence alcoolisée. En Angleterre, c’est un sport au sens noble du terme, dont les compétitions se tiennent dans d’immenses sales et attirent des millions de téléspectateurs, au même titre que des combats de boxe. 


Un contexte qu’il vaut mieux connaître pour appréhender l’affaire qui nous vient, tel un vent mauvais, d’outre-Manche. Elle met aux prises deux professionnels réputés, qui se querellent publiquement, c’est inédit, au sujet de flatulences ayant perturbé un tournoi du Grand Chelem.

Il me faudra deux nuits pour que cette odeur s'enlève de mon nezWesley Harms, double champion du monde de fléchettes

L’histoire, dont les médias britanniques font leurs choux gras, s’est déroulée ce week-end à Wolverhampton, durant le quart de finale ayant opposé l’Ecossais Gary Anderson au Néerlandais Wesley Harms. Le premier l’a emporté sur le score de 10 à 2, mais le second considère que cette victoire sent mauvais, au sens littéral. Harms n’a en effet pas hésité à accuser Anderson d’avoir pété pour le déconcentrer. Et forcément, dans un sport d’adresse et de précision comme les fléchettes, la moindre turbulence peut s’avérer toxique.

Je jure sur la vie de mes enfants que ce n'était pas moi.Gary Anderson, n°4 mondial

"Il me faudra deux nuits pour que cette odeur s'enlève de mon nez", a ainsi lâché le Batave, double champion du monde de la discipline. Mais son rival, n°4 mondial, s’en est défendu, n’hésitant pas à accuser son accusateur au passage : "On aurait dit des oeufs pourris, mais ça ne venait pas de moi. Au contraire, je pensais que c'était lui. Si c'était moi, je l'aurais admis..."

Un dernier argument qui n’a pas fait mouche. D’abord parce que le public a constaté qu’Anderson s’est amélioré au fur et à mesure que l’odeur devenait irrespirable. Ensuite parce que l’Écossais l’a repris à son compte après en avoir eu vent, en y mettant les formes : "S'il pense que j'ai pété, il se trompe à 1000 %. Je jure sur la vie de mes enfants que ce n'était pas moi. J'ai eu mal au ventre une fois pendant un match et je l'ai dit. Je ne vois pas pourquoi je mentirais aujourd'hui..." 


De son côté, Franck Guillermont, l’un des rares semi-pro français, interrogé par 20 Minutes, assure que la pratique est courante dans le milieu : "Certains mangent du cassoulet exprès."

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