Violences sexuelles dans le patinage : Nelson Monfort assure qu'il n'était "pas au courant"

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Violences sexuelles : grand déballage dans le monde du patinage

STUPÉFAIT - Commentateur emblématique sur France Télévisions, Nelson Monfort baigne depuis de nombreuses années dans le milieu du patinage artistique. Il assure pourtant dans les colonnes du Parisien qu'il ne savait rien du scandale d'abus sexuels qui secoue le monde de la glace. "Si je l'avais su, je l'aurais dit", a-t-il répété.

"Je n'étais pas au courant pour les viols." Nelson Monfort est tombé des nues en découvrant les affaires d'agressions sexuelles et de viols dont ont été victimes plusieurs anciennes patineuses alors qu'elles étaient mineures. Parmi lesquelles se trouve la décuple championne de France Sarah Abitbol, qui accuse dans son livre-confession "Un si grand silence" son ancien entraîneur Gilles Beyer. Questionné sur ce scandale qui secoue le milieu de la glace, le journaliste, qui couvre toutes les compétitions de patinage artistique depuis 28 ans pour France Télévisions, partage sa surprise et son dégoût. 

"Même avec Philippe (Candeloro, avec qui il commente le patinage sur France Télévisions, ndlr), on n'en a jamais parlé. Comment penser que j'aie pu l'être sans les dénoncer ?" se défend Monfort dans Le Parisien. "Je suis journaliste, pas porte-parole d'une Fédération ou d'une autre. (...) C'est pire que tout. Je pense qu'une prise de conscience est plus que nécessaire. Et celle-là va vraiment être salutaire. Il faut que la peur change de camp." Mercredi soir, dans l'émission "C à Vous" sur France 5, l'emblématique commentateur avait affirmé qu'il "ne (savait) pas". "Si je l'avais su, je l'aurais dit", avait-il déjà indiqué.

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On se dit : ce n'est pas possible, ce n'est pas possible. Mais les détails sont tellement précis, on ne peut douter de sa sincérité- Nelson MONFORT, journaliste de France Télévisions

C'est en lisant le livre de Sarah Abitbol, qu'il a "toujours énormément aimée" et "aime encore plus" après ses révélations, que Nelson Monfort a pris connaissance de l'ampleur de ce qu'il qualifie de "tragédie dans le sport français". "J'ai parlé avec Sarah. Je lui ai fait part de ma profonde sympathie. J'ai eu la chance d'accompagner toute sa carrière ô combien brillante", confie-t-il. "On se dit : ce n'est pas possible, ce n'est pas possible. Mais les détails sont tellement précis, on ne peut douter de sa sincérité."

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Invité à se prononcer sur la conférence de presse de Didier Gailhaguet, qui a contre-attaqué mercredi, il explique l'avoir "trouvé très combatif. "Et puis, moi qui le connais bien depuis des années, je l'ai trouvé très ému. Je ne l'ai jamais vu comme ça. Il a employé deux mots : faute et erreur. Il avait sûrement un troisième mot en tête, c'est le mot regret", juge le journaliste, qui avoue ne pas avoir discuté avec lui depuis le début du scandale. "Ça s'est senti dans la façon dont il s'exprimait. Je suis sûr qu'il regrette très profondément toute cette histoire et de ne pas en avoir pris la mesure plus tôt. Il était au bord des larmes."

Quant à la demande de démission formulée au président de la FFSG par la ministre des Sports Roxana Maracineanu lundi après leur long entretien, Monfort ne prend pas position : "Je déteste crier au loup (...) C'est à lui de prendre sa décision. Je ne peux pas me mettre à sa place."

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