Automédication : les Français sont extrêmement nombreux à y recourir, attention aux erreurs

Bien-être
SOINS - Prendre des médicaments en se gardant bien d'aller chez le médecin est une pratique de plus en plus commune. Huit Français sur dix ont en effet eu recours à l'automédication l'an dernier, selon une étude de la Fédération des fabricants de produits d'automédication, qui appelle à la "vigilance".

L'automédication, une pratique très largement répandue. Selon un sondage* publié début juillet et réalisé par Harris Interactive pour la Fédération des fabricants de produits d'automédication (Afipa), huit Français sur dix ont en effet eu recours à l'automédication en 2018. A noter que l'automédication, telle qu'elle est citée dans l'étude, concerne  les médicaments en vente libre, qu'ils soient sans ordonnance ou à prescription facultative. 

Cette pratique qui consiste à se soigner par soi-même sans consulter un médecin est davantage utilisée par les femmes (85%) que les hommes (75%). Près d'un quart des Français (22%) prévoit même d'y recourir davantage à l'avenir alors que 9% pensent en réduire l'usage. Les maux de l'hiver semblent jouer sur les habitudes puisque l'automédication est davantage pratiquée pendant cette saison (79%) que pendant le printemps et l'été (respectivement  40% et 49%).


Les Français l'utilisent en effet en premier lieu pour soigner le rhume et l'état grippal (51%), puis les maux de tête (46%) et les maux de gorge (41%). Une grande majorité (69%) considère que prendre des médicaments issus d'une ancienne prescription relève aussi de l'automédication.

La nécessité d'éviter les excès ou les erreurs de diagnostic

L'Afipa précise la nécessité de surveiller cette pratique devenue de plus en plus commune et souligne l'importance du "bon usage" de l'automédication. Évoquant un"point de vigilance majeur", la fédération appelle ainsi à "une politique active de prévention" afin d'éviter les excès ou les erreurs de diagnostic. 


Pour l'heure, pour s'informer et se soigner par eux-même, les Français disent s'appuyer sur leur entourage (63%), sur des sites spécialisés de santé (43%) et sur les brochures en pharmacie (40%). Près de six personnes interrogées sur dix (59%) font confiance au pharmacien pour les conseiller. 

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Mais l'étude indique aussi qu'ils "expriment clairement un besoin d'information" pour acquérir une autonomie plus grande sur leurs traitements. Ils souhaitent ainsi accéder à une éducation renforcée sur les problématiques de santé (41%), un site officiel sur les produits d'automédication (39%) et des fiches conseil sur les pathologies (32%).


* Le sondage a été réalisé en ligne auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population, en deux vagues (30 août-5 septembre 2018 et 13-15 février 2019).

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